Politique
Réforme constitutionnelle : L’ACDC promet d’apporter son expertise lors de la convocation d’experts de 2025
Les récentes déclarations du chef de l’État Félix Tshisekedi sur le changement ou révision de la Constitution ont suscité le désir de l’Association Congolaise de Droit Constitutionnel (ACDC) d’apporter son expertise lors de la convocation de la Commission interdisciplinaire d’experts, annoncée pour l’année prochaine (2025) par le président Félix Tshisekedi.
Cette annonce a été faite par le professeur Ngondankoy, membre de l’ACDC, au cours d’un point de presse tenu le samedi dernier 30 novembre à l’Université de Kinshasa.
Dans un communiqué rendu public au sortir de ce point de presse, le professeur Paul Gaspard Ngondankoy, également signataire, précise que « l’ACDC tient à souligner que, forte de l’expérience de ses membres dans l’enseignement et la pratique du Droit constitutionnel, elle connaît l’histoire constitutionnelle du pays, ses textes et son vécu. Elle connaît particulièrement l’origine de la Constitution du 18 février 2006, ses rédacteurs, son contenu, son pouvoir constituant et les mécanismes prévus pour sa révision. » peut on lire.

Parmi les signataires figurent d’anciens juges constitutionnels à l’occurrence de Dieudonné kaluba ainsi que l’actuel conseiller spécial en matière de sécurité du président Félix Tshisekedi, le professeur Jean-Louis Esambo qui ont salué cette démarche initiée par le Chef de l’État.
À noter que cette association, fondée le 16 août 2005, est rattachée à la faculté de droit de l’Université de Kinshasa depuis le 1er septembre 2022.
Elyane Mukuna/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Est de la RDC : Human Rights Watch accuse le M23 et l’armée rwandaise de graves exactions à Uvira
L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch accuse les rebelles du M23 et des soldats rwandais d’avoir commis de graves violations contre des civils lors de l’occupation de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans un rapport publié ce jeudi 14 mai, l’ONG évoque notamment des exécutions sommaires, des viols, des disparitions forcées et des enlèvements survenus entre décembre 2025 et janvier 2026.

Des témoignages accablants recueillis sur le terrain
Selon Human Rights Watch, les enquêteurs ont rencontré plus d’une centaine de témoins, survivants et responsables locaux afin de documenter les violences commises après la prise d’Uvira par les combattants de l’AFC/M23 soutenus, selon l’organisation, par des éléments de l’armée rwandaise. L’ONG affirme que plusieurs civils non armés, dont des femmes et des mineurs, auraient été ciblés alors même que les forces gouvernementales congolaises avaient déjà quitté la ville.
Parmi les récits recueillis figure celui d’un père ayant perdu quatre de ses fils, exécutés dans leur maison par des hommes armés accusant les victimes d’être proches des groupes d’autodéfense wazalendo. D’autres témoignages font état de violences sexuelles commises contre des femmes parties chercher de la nourriture dans les zones agricoles autour de la ville.
Human Rights Watch parle de possibles crimes de guerre
Pour l’organisation, la nature des actes documentés pourrait relever de crimes de guerre. Human Rights Watch estime également que le rôle joué par les forces rwandaises dans cette occupation renforce les accusations selon lesquelles Rwanda agirait directement aux côtés du M23 dans l’est congolais, ce que Kigali continue de nier.
L’ONG appelle la communauté internationale à intensifier les enquêtes indépendantes et à sanctionner les responsables présumés des abus. Elle demande aussi une meilleure protection des civils dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, régulièrement secouées par les affrontements armés.
Une situation sécuritaire toujours explosive à Uvira
La ville d’Uvira reste au cœur des tensions dans le Sud-Kivu malgré le retrait annoncé du M23 en janvier dernier. Plusieurs rapports évoquent encore des violences, des déplacements massifs de populations et la découverte de fosses communes après le départ des rebelles. Les autorités congolaises et les groupes armés locaux continuent de s’accuser mutuellement de nouvelles violations contre les civils.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
