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L’église catholique du Kenya face au Président Ruto : Un acte de dignité ou une simple déclaration de principe ?
Le dimanche 17 novembre 2024, le président du Kenya, William Ruto, a assisté à une messe dans une paroisse catholique de Nairobi, où il a annoncé des contributions financières significatives pour la construction de la maison du curé et soutenu la chorale locale. À première vue, cet acte pourrait sembler être une tentative louable de soutenir les initiatives communautaires.
Toutefois, la réaction de l’Église Catholique du Kenya, qui a décidé de refuser ces dons, ouvre un débat plus profond sur les responsabilités sociales des dirigeants et la perception de leur engagement envers le bien-être de la population. L’Église a justifié son refus en arguant que la situation sociale des Kenyans se détériore chaque jour et que cette enveloppe devrait être allouée au social du peuple.
Ce qui insinue clairement que les efforts du président en matière de gouvernance ne répondent pas aux attentes de la population. Ce geste, bien que symbolique, souligne une fracture croissante entre les dirigeants et les institutions qui devraient, en théorie, collaborer pour le bien commun. La décision de l’Église Catholique a trouvé écho dans la société civile.
Puisque cette dernière a également condamné les contributions de Ruto et du gouverneur de Nairobi. En retournant ces dons, l’Église renforce l’idée que l’aide matérielle ne peut pas compenser un manque d’action substantielle pour améliorer les conditions de vie des citoyens. Cela soulève des questions sur l’intégrité et la transparence des dirigeants politiques.
Dans un contexte où les Kenyans font face à des défis économiques croissants, il est légitime de demander si ces gestes philanthropiques ne sont pas qu’une façade pour masquer une inaction plus profonde. En imaginant un scénario similaire en République Démocratique du Congo, on comprend l’importance cruciale d’une instruction publique de qualité et d’une culture de dignité.
La RDC, tout comme le Kenya, fait face à des défis socio-économiques importants, et le besoin d’une gouvernance responsable est pressant. L’éducation et la dignité doivent être au cœur des préoccupations des dirigeants, car ce sont elles qui permettent d’élever un pays vers un avenir meilleur. L’incident autour de William Ruto et de l’Église Catholique du Kenya met en lumière une problématique universelle.
La nécessité pour les dirigeants de s’engager véritablement dans l’amélioration des conditions de vie de la population, plutôt que de se contenter d’actes symboliques. La société civile et les institutions religieuses jouent un rôle clé dans ce débat, en exigeant des comptes et en promouvant une vision d’un leadership qui transcende les simples gestes de charité.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Santé
Ebola au Nord-Kivu : la société civile de Butembo réclame un laboratoire local pour accélérer le diagnostic des cas suspects
La société civile de Butembo, au Nord-Kivu, a demandé aux autorités sanitaires l’installation rapide d’un laboratoire à Butembo et Béni pour permettre l’analyse rapide des échantillons et connaître ainsi le sort des cas sous examen. C’était ce lundi 8 juin 2026, à la fin de la cérémonie de remise en service du Centre de traitement d’Ebola (CTE) à Katwa Butembo, qui a d’ailleurs salué cette initiative.Pour le président de coordination de cette structure citoyenne, révérend pasteur Mathe Saanane, Goma et Kinshasa où les échantillons sont actuellement analysés, sont loin pour avoir les résultats dans le plus bref délai pour être ainsi, fixer sur la suite des malades suspects.
« J’ai une préoccupation inquiétante et celle du laboratoire parce que les échantillons prélevés jusqu’à maintenant sont envoyés soit à Kinshasa, soit à Goma et ça, c’est une inquiétude de la population. Nous voudrions que le ministère de la santé nationale puisse faire d’urgence pour que le laboratoire soit implanté à Beni ou à Butembo. Cela permettra de prélever rapidement et de connaître le sort des malades qui sont suspects ou le cas de décès qui sont suspectés », a-t-il plaidé.
Aussi, installé un laboratoire proche du CTE de Butembo ou de Beni, encouragerait le moindre mal et d’enterrer ceux qui peuvent l’être dans le délai au lieu d’attendre d’abord pendant beaucoup de jours.D’où l’appel d’urgence aux autorités compétentes à passer à cette action, a-t-il poursuivi.
Toutefois, le pasteur Mathe Saanane a demandé à la population à prendre conscience et à s’approprier les orientations des services de la santé pour couper la chaîne de contamination de la maladie à virus Ebola de la souche Bundibugyo.
Le Nord-Kivu a déjà notifié 29 cas confirmés et 625 cas à risque qui mérite un suivi de manière rapprochée et la zone de santé de Butembo à Katwa reste l’épicentre de cette dix-septième épidémie avec 11 cas et 7 décès.
Dalmond Ndungo
