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Société

UNIKIN : Les futurs communicologues à l’école de « Droits en matière de santé sexuelle et reproductive »

Dans le cadre de sa campagne dénommée ‘’ Droits en santé sexuelle et reproductive, s’informer et agir’’, le RJSSR (Réseau des journalistes pour la santé sexuelle et reproductive), en partenariat avec l’organisation internationale MSI RDC, s’est entretenu, ce samedi 16 novembre, avec les étudiants en Sciences de l’information et de la communication de l’Université de Kinshasa afin de promouvoir la connaissance et la compréhension sur les droits en santé sexuelle et reproductive. Un accent particulier a été mis sur l’avortement sécurisé et ses implications.

En collaboration avec le centre des jeunes Coulibaly SIDIKI de l’Université de Kinshasa, la conférence a connu deux moments essentiels : les présentations des intervenants et le moment des questions et réponses.

Trois intervenants ont pris tour à tour la parole, à peu près 20 minutes chacun.

En tant journaliste experte en communication sur les DSSR et coordonnatrice du Réseau des journalistes pour la santé sexuelle et reproductive, Bibiche Mbete a axé sa présentation sur les
« Droits en matière de santé sexuelle et reproductive et cadre légal de l’avortement en RDC’’. Elle a abordé différents points, notamment :
– La définition et les composantes de la santé sexuelle et reproductive ;
– Les besoins et les droits en matière de SSR ;
– Les différents engagements du pays pris à l’interne comme l’externe pour la protection des droits en SSR, notamment la loi-cadre sur la santé publique en RDC et le protocole de Maputo ;
– Le cadre légal de l’avortement en RDC où elle a parlé du code pénal congolais
qui interdit la pratique de l’avortement sous toutes ses formes, le code déontologique des médecins en ce qui concerne la question des avortements et enfin le protocole de Maputo en survolant les grandes étapes du processus de mise en œuvre de ce traité africain en RDC.

Et pour finir son allocution, elle a exhorté et encouragé les étudiants à jouer pleinement leur rôle d’acteurs de vulgarisation des lois afin de permettre à la population de revendiquer leurs droits.

Comme 2 ème intervenant de la journée, Gaétan MUTOMBO, directeur du Centre des jeunes Coulibaly Sidiki de l’Université de Kinshasa, s’est appesanti sur les problèmes majeures des jeunes liés à leur santé sexuelle et reproductive, les causes des grossesses non intentionnelles chez les jeunes, les conséquences dont les avortements à risque.

Il a également brossé le travail que le centre qu’il dirige fait dans le campus universitaire, notamment la sensibilisation des étudiants et l’offre des services SSR à l’Université.

OBUL OKWESS Adelard, enseignant à l’Université des sciences de l’information et de la communication ( UNISIC), a rappelé les notions de l’information et de la communication, expliquant le rôle de la communication dans la promotion des DSSR en mettant un accent sur la question d’avortement, qui constitue une des causes des décès maternels en République démocratique du Congo.

A noter qu’à l’issue de cette campagne, les étudiants participants ont été sensibilisés à l’importance de la responsabilité sociale et éthique dans le journalisme. Ils ont été informés sur l’état actuel des DSSR y compris l’avortement et ont été encouragés à participer activement aux discussions et à exprimer leurs idées, expériences et opinions sur les DSSR à travers un dialogue ouvert ainsi que de participer activement à la promotion des DSSR à travers la production des articles, des blogs basés sur les discussions et les informations reçues lors des conférences.

Pour rappel, cette campagne a ciblé les étudiants en sciences de l’information et de la communication de trois universités à savoir : l’université pédagogique nationale, l’université de Kinshasa et l’université Kongo dans la province du Kongo central.
Cette campagne a cherché à favoriser un débat éclairé sur les DSSR parmi les étudiants. Susciter de l’intérêt chez les futurs journalistes et communicateurs sur la matière, attirer leur attention sur les problèmes et défis liés aux questions de DSSR dans leurs communautés. Et, enfin, les encourager à devenir des acteurs de changement de comportement social en matière de santé sexuelle et reproductive.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET