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À Lubumbashi, F. Tshisekedi persiste et signe : « Personne ne changera mon avis sur la révision ou le changement de la Constitution ! »
Arrivé ce samedi soir à Lubumbashi, le Président Félix Tshisekedi, accompagné de la distinguée Première dame, Denise Nyakeru, s’est adressé à la population lushoise massée à la Place Moïse Tshombe, au centre-ville. L’emploi des jeunes, la situation sécuritaire du pays et la révision de la Constitution ont été largement abordés.
Évoquant la guerre d’agression dont est victime la République Démocratique du Congo (RDC) dans sa partie Est, le Chef de l’État a dénoncé la complicité de certains fils du pays : « Soyez très vigilants parce que l’une des provinces visées par ces ennemis du peuple congolais est le Haut-Katanga ».
Sur le même sujet, le Président de la République a déclaré : « Ne permettez à personne de vous manipuler à cause des frustrations dues aux élections qu’ils ont perdues ou boycottées ».
Interpellé par la population qui scandait à haute voix « Révisons la Constitution ! », d’un ton ferme, le Président de la République a rassuré : « Je réitère mes propos tenus à Kisangani au sujet de la Constitution de notre pays. Ce que j’ai dit n’a rien à voir avec un troisième mandat ».
« Je confirme que l’année prochaine, je mettrai en place une commission chargée de réfléchir sur la Constitution. Personne ne va changer ma position sur la révision ou le changement de la Constitution », a dit le Président Félix Tshisekedi.
Fustigeant le discours de manipulation de certains ministres de Dieu sur la question de la révision de la loi fondamentale, le Chef de l’État a demandé : « Quel est ce peuple qui n’a pas le droit de remettre en question sa Constitution ? »
Sur le plan social et économique, le Chef de l’État a annoncé publiquement la reprise de la production du zinc grâce à l’usine de Kico qu’il va inaugurer ce dimanche à Kipushi.
Le Président de la République a aussi félicité le gouverneur Jacques Kyabula pour ses nombreux projets d’infrastructures, « ce que ses prédécesseurs ayant longtemps géré la province du Haut-Katanga, dans son ancienne configuration, n’ont pas fait ».
S’adressant à la jeunesse de la province du Haut-Katanga, le Chef de l’État a rappelé les six engagements de son deuxième quinquennat qui accordent une place de choix à la création d’emplois pour les jeunes, grâce notamment à l’entrepreneuriat.
Tchèques Bukasa
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
