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Lancement officiel de MAKUTANO 10 : Félix Tshisekedi dévoile son projet pour un Congo fort et pose ses bases
Le président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a opté de construire un nouveau pacte (new deal) avec l’international Business Forum MAKUTANO, au cours de la cérémonie d’ouverture de la 10e édition de ces assises qui réunissent du 13 au 15 novembre, à Kinshasa, des Chefs d’États et des gouvernements ainsi que des opérateurs économiques.

Cet événement incontournable et de grande envergure consiste à mettre en avant les leviers nécessaires et de réfléchir autour des idées concrètes pour une RDC et une Afrique fortes et prospères.
Dans son allocution de lancement officiel de cette cérémonie, le président de la République a dévoilé son projet afin de bâtir une RDC forte et émergente dans une Afrique prospère.

À l’en croire, pour atteindre ce but, il faudrait s’atteler sur cinq (5) piliers, à savoir :
– Restauration de la paix et consolidation de la sécurité juridique ;
– Inclusivité économique ;
– L’innovation ;
– Gouvernance transparente et responsable impliquant une lutte acharnée contre la corruption et
– Renforcement du capital humain essentiel pour que la jeunesse contribue au développement de la Nation
Il a également salué ce travail de titan battu par Nicole Sulu, fondatrice de MAKUTANO avec des partenaires ayant un impact positif sur le développement de l’économie nationale.

“MAKUTANO n’est pas seulement un forum mais aussi un cadre d’échanges d’idées qui a permis l’émergence des partenariats fructueux et a ouvert la voie à des milliers de petites et moyennes entreprises”, a-t-il reconnu et apprécié.
Il a dans la foulée rassuré la foule massée présente au Centre Financier de Kinshasa et lancé un message fort au continent Africain sur le résultat attendu de new deal signé avec MAKUTANO.
“J’ai la conviction que le new deal (nouveau pacte) que nous construisons ici pourra servir de modèle pour d’autres nations africaines”, a confié Félix Tshisekedi.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
