Interview
Nord-Kivu: Plus ou moins 800 maisons de tolérance construites à Butembo et 180 à la cité de Lubero
C’est à la suite d’un entretien accordé à CONGOPROFOND.NET, que le responsable de l’ASBL Point Important de l’Agriculture à Butembo (IPAB), selon ses enquêtes effectuées, a révélé que la ville de Butembo compte actuellement entre 800 à 900 maisons de tolérance pendant que la cité de Lubero, en a 180.
« C’est depuis le mois d’août que nous avons été alertés par deux jeunes garçons venant de Alimbongo, travailleurs dans une maison de tolérance à Vichai. C’est sur ce rapport que nous avons initié nos enquêtes et à Butembo, nous avons constaté que vraiment, il y a plus de 800 à 900 maisons de tolérance dans les quartiers Vichai, Lumumba, London et nous avons pris une partie de Vutsundo mais aussi au centre cité de Lubero, nous avons constaté qu’il y a 180 maisons de tolérance », explique, Tsongo Silutondwa, coordonnateur de l’IPAB.
Cet activiste des droits humains lie cette situation à la guerre qui sévit dans la région qui paupérise les parents.
Maitre Tsongo regrette que ce sont les filles mineures qui sont plus utilisées dans ces maisons de tolérance et certains responsables ces dernières disent qu’ils ont les documents d’autorisation de travail à Butembo et Lubero.
« Certaines personnes de ces maisons de tolérance nous ont dit qu’ils ont des documents leur autorisant de travailler au niveau de Butembo et Lubero mais nous comptons aller voir le maire de ville de Butembo et le chef urbain des affaires sociales afin qu’ils interpellent les responsables de ces maisons de tolérance en leur montrant qu’en utilisant ces enfants, ils sont en train de commettre les infractions parce que ce qui est amère, ce que nous avons constaté, la majorité de filles qui y travaillent, sont des mineures et travaillent pour le compte de ces responsables », précise-t-il.
Il conseille à cette occasion aux parents de différentes familles de ne pas céder leurs enfants aux personnes qui les demandent ne sachant pas pour quel travail, ils seront appelés à faire.
Au final, Me Tsongo S. , a, annoncé qu’il a déjà initié une plainte et a déjà adressé une lettre au ministère de la justice pour que les enquêtes soient diligentées et mettre ainsi fait au proxénétisme qui risque de prendre de l’ampleur en ville de Butembo et à la cité de Lubero.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET