Sécurité
Insécurité à l’Est de la RDC : Le député Serge Chembo Nkonde salue les efforts du Gouvernement et plaide pour l’augmentation de salaire des militaires
La situation de la partie Est de la République Démocratique du Congo, victime d’une agression Rwandaise, préoccupe au plus haut point l’élu du peuple, Serge Chembo Nkonde.
Dans son intervention lors de l’examen et l’adoption du projet du Budget exercice 2025,ce jeudi 31 octobre 2024, l’élu de Sakania évoque la situation de la partie Est de la République et les conditions salariales des militaires.
Pour lui, les efforts du Gouvernement de la République démocratique du Congo dans la pacification de l’Est sont à saluer, et doivent être doublés pour mettre hors état de nuire l’ennemi de la population. Tout en félicitant le gouvernement Suminwa pour l’accroissement du budget alloué à la sécurité, CHEMBO NKONDE plaide pour l’augmentation des salaires des militaires et l’encadrement de leurs familles respectives. Il sollicite du gouvernement la réponse sur le nombre de casernes militaires qui seront construites en 2025.
« Nous saluons l’accroissement du budget alloué à la sécurité qui est de 25%, mais nous voulons savoir combien de casernes militaires seront construites en 2025 par le Gouvernement. En plus, nous sollicitons du gouvernement l’augmentation des salaires des militaires et l’encadrement de leurs familles« , souligne SERGE CHEMBO NKONDE.
Joseph Malaba/CONGO PROFOND.NET
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
