Santé
RDC : C’est officiel, le vaccin contre le paludisme
Le ministère de la Santé, Hygiène et Prévoyance sociale, en appui de ses partenaires : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), a procédé au lancement officiel de l’introduction du vaccin antipaludique R21-Matrix-M, jeudi dernier 31 octobre, à Mbanza-Ngungu dans le Kongo Central.
L’objectif de ce vaccin en RDC est de contribuer à l’accélération de la lutte contre le fléau du paludisme et d’expanser le calendrier vaccinal de la RDC.
Le lot du vaccin antipaludique R21-Matrix-M, composé de 693.500 doses, reçu par le ministre, Docteur Roger Kamba, en juin dernier, sera déployé pour la première phase au Kongo Central pour cibler 173.375 enfants dans les 31 zones de santé que compte cette province.
La prochaine phase sera accordée aux deux autres provinces les plus touchées par le paludisme, notamment le Grand Bandundu et Kinshasa, en attendant l’arrivée d’une seconde dose en vue d’élargir la vaccination anti-paludisme dans les 23 autres provinces du pays.
« L’introduction du vaccin contre le paludisme est une initiative qui met en lumière l’importance de combiner des interventions stratégiques à fort impact pour lutter efficacement contre le paludisme. Je tiens à exprimer nos sincères remerciements à tous les partenaires qui ont apporté un soutien considérable à l’introduction du vaccin contre le paludisme dans le calendrier vaccinal de notre pays », a réagi le ministre de la Santé.
D’autre part, le représentant de l’OMS en RDC a appelé les communautés à prendre en compte les dispositions et mesures préventives contre le paludisme.
« L’introduction du vaccin antipaludique marque une étape importante dans les efforts déployés par le pays pour préserver la santé et le bien-être des enfants. Avec les mesures de prévention en cours, et en mettant en œuvre collectivement toutes les approches, nous pouvons protéger efficacement les familles et nos communautés contre cette maladie mortelle », a rassuré le Dr Boureima Hama Sambo, représentant de l’OMS en RDC.
Du côté de l’UNICEF, on confirme son engagement à mutualiser les efforts pour le bien-être des enfants en RDC.
« L’UNICEF est un partenaire clé dans le déploiement du vaccin antipaludique en RDC. Grâce à notre expertise technique, nous avons contribué à renforcer les capacités des acteurs de santé, à développer des outils de gestion adaptés et à mettre en œuvre des stratégies de communication efficaces pour promouvoir la vaccination auprès des parents. L’UNICEF s’engage à poursuivre ses efforts pour que tous les enfants congolais bénéficient de cette protection essentielle, conformément au plan national de déploiement du vaccin », affirme Grant Leaity, représentant de l’UNICEF en RDC.
Signifions que le R21-Matrix-M est le deuxième vaccin antipaludique recommandé par l’OMS, après le vaccin RTS, S/AS01, recommandé en 2021.
Selon les dernières statistiques du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), la RDC a enregistré 27.657.762 cas et comptabilisé 24.344 décès dus essentiellement au paludisme. La RDC devient ainsi le 15e pays du continent africain à offrir la vaccination contre le paludisme.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
Santé
Ebola à Butembo : les autorités appellent les étudiants à renforcer le respect des mesures barrières
Les autorités urbaines de Butembo ont sensibilisé les étudiants au respect strict des mesures barrières afin de lutter contre la 17ᵉ épidémie de la Maladie à virus Ebola. Le message a été lancé ce mardi 26 mai 2026 à l’occasion de la cérémonie officielle de remise du trophée du championnat de football de la paix organisé par la Représentation des Étudiants du Congo (REC/Butembo-Lubero).
Prenant la parole au cours de cette activité, M. Bwambale Mughanirya Gilbert, chef de division urbaine à la mairie de Butembo, a exhorté la jeunesse estudiantine à s’impliquer activement dans la riposte contre Ebola à travers le respect des gestes barrières.
« J’invite le corps estudiantin à se liguer pour la riposte contre Ebola. Vous êtes encore jeunes, et nous ne voulons pas voir un jeune mourir d’une maladie aussi grave alors qu’il suffit de respecter quelques gestes simples. L’expérience de la dixième épidémie en 2018 nous a beaucoup appris », a-t-il déclaré.
L’autorité urbaine a indiqué que la ville de Butembo a déjà enregistré deux cas positifs, d’où l’importance d’une mobilisation communautaire pour limiter la propagation de la maladie.
« Je vous demande de respecter les gestes simples afin d’éviter toute chaîne de contamination. Si, après 21 jours, aucun nouveau contact n’est détecté autour des cas confirmés, cela signifiera que la riposte évolue positivement. Cette lutte doit être communautaire, mais l’engagement doit d’abord être personnel », a-t-il insisté.
Dans la ville de Butembo, les campagnes de sensibilisation se multiplient depuis l’annonce de cette nouvelle épidémie. Plusieurs acteurs rappellent notamment les conséquences dramatiques de la dixième épidémie d’Ebola, qui avait causé la mort de plus de 2 277 personnes dans la région, dans un contexte marqué par la désinformation et la méfiance d’une partie de la population envers les équipes de riposte.
Dalmond Ndungo
