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Affaire « Vol des véhicules du gouvernement » : Une famille dénonce le décès de son fils Kambika à la prison de Makala
L’une des trois personnes interpellées par la Justice au sujet du vol des véhicules sur le parking de la primature en mai 2020, aurait perdu la vie à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, a appris CONGOPROFOND.NET des sources familiales.
La famille Kambika qui déplore la mort de son fils Ibrahim Kambika, fustige le fait pour la justice Congolaise de n’avoir pas jugé les personnes arrêtées, jusqu’à les incarcérer dans la prison centrale pendant plus de 3 ans sans procès, soit de mai 2020 à ce jour.
Ibrahim Kambika Folo, Edo Kasemba Mapata, et Jean-Louis Kingombe Omba sont les personnes qui ont été poursuivies dans cette affaire.
Les véhicules volés, pour lesquels ils ont été interpellés, sont une propriété du gouvernement et de la présidence de la République. D’après nos sources, le vol a été conspiré par un général des FARDC, qui avait débarqué sur le lieu avec ses poulains pour opérer.
Pendant ce temps, Kasemba Mapata qui continue à croupir en prison, serait dans un état très critique et le deuxième, Mr Jean-Louis Kingombe Omba reste introuvable jusqu’à ce jour.
« Ils ont été arrêtés et mis en prison sans être ni jugés, ni condamnés. Aujourd’hui notre fils Kambika est décédé en prison, quelle explication peuvent-ils nous donner ! De notre côté, en tant que famille, nous n’avons pas été notifiés sur tous ces événements pour voir comment prendre des mesures afin de sauver la vie de notre fils. Tout ce que nous réclamons aujourd’hui, c’est d’être remis dans nos droits », déclare Kambika Mpungu, membre de la famille du défunt, réclamant, par ailleurs, toute la lumière sur le décès de leur enfant.
Somme toute, la famille de la personne qui serait décédée en prison réclame justice et demande que le corps de leur fils Ibrahim Kambika leur soit restitué pour des obsèques en son honneur.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
