Sécurité
Kinshasa : Quand l’insécurité devient le quotidien des Congolais
L’insécurité à Kinshasa, et plus particulièrement dans la commune de Limete, a atteint des niveaux alarmants. Les récents événements tragiques, où la police a dû intervenir face aux Kulunas, ces gangsters notoires, mettent en lumière une réalité sombre et inquiétante : l’incapacité des autorités à garantir la sécurité de leurs citoyens.
Dans un contexte déjà précaire, les affrontements avec les Kulunas ont culminé en violence tragique, avec le meurtre d’un policier dans le quartier Mfumu-Nketo. Ce fait divers n’est pas un incident isolé, mais plutôt le reflet d’une crise sécuritaire persistante qui menace chaque aspect de la vie quotidienne des Kinois. Les citoyens vivent dans la peur constante.
Ils sont prisonniers d’une situation qui semble échapper à tout contrôle. Les Kulunas, armés et déterminés, s’attaquent à toute forme d’autorité, défiant ainsi le pouvoir public et sapant les efforts de la police. Cette spirale de violence ne fait que s’intensifier. Les autorités doivent prendre conscience que l’insécurité est la première menace qui pèse sur notre peuple.
Les conséquences de cette insécurité ne se limitent pas seulement aux pertes humaines, mais affectent également l’économie locale, la confiance des investisseurs et la stabilité sociale. Il est impératif que des mesures drastiques soient mises en place pour éradiquer ce fléau. Une approche multidimensionnelle qui combine prévention, répression et réinsertion sociale des jeunes à risque est essentielle.
Les autorités doivent travailler main dans la main avec la population pour restaurer la confiance, instaurer un climat de sécurité et redonner aux Kinois le droit de vivre sans peur. L’heure est à l’action. Kinshasa ne peut pas continuer à vivre sous l’ombre de l’insécurité.
Il est temps pour les autorités de se lever et de prendre des décisions courageuses pour protéger leurs citoyens. L’avenir de notre ville en dépend. La situation à Kinshasa est préoccupante et nécessite une attention immédiate.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
