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Sécurité

Des combats acharnés à Walikale : Michel Moto Muhima appelle au retrait de l’armée Rwandaise !

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Dans un contexte de crise aiguë dans la province du Nord-Kivu, le député national Michel Moto Muhima, élu de Walikale, se trouve en première ligne d’une situation humanitaire et sécuritaire alarmante. Le 21 octobre 2024, l’équilibre précaire de Walikale a été rompu lorsque le M23 a relancé les hostilités, mettant en péril les espoirs de paix issus du processus de Luanda.

Ce territoire, jusqu’alors épargné par les conflits armés, est désormais le théâtre d’affrontements violents, notamment autour de la cité de Pinga, où le contrôle d’une piste d’atterrissage devient un enjeu stratégique. La population, prise au piège de cette guerre, cherche refuge dans les enclos de l’hôpital de Pinga, une illustration tragique de l’impact des conflits sur les civils.

Avec plus de 2.570.000 déplacés internes, la situation humanitaire est désastreuse et soulève des questions pressantes sur la gestion de l’état d’urgence et de l’état de siège, dont le bilan reste mitigé. Le député Moto Muhima ne se contente pas d’observer : il appelle le gouvernement congolais à agir, notamment en demandant le retrait des troupes rwandaises, accusées de soutenir le M23.

Il met également en lumière le rôle des Wazalendo, ces défenseurs de la terre et des droits des congolais, en plaidant pour leur intégration dans les forces armées nationales, tout en insistant sur l’importance d’un encadrement adéquat. Au-delà des enjeux militaires, le député national Michel Moto Muhima souligne une réalité économique.

La guerre dans l’Est de la RDC est avant tout une bataille pour le contrôle des ressources naturelles. Les richesses minières de Walikale, notamment ses gisements d’étain, de l’or, du coltan et autres, attirent les convoitises et exacerbent les tensions. Face à cette situation, l’élu de walikale réitère son appel pressant aux frères africains, qui assistent sans réagir, à s’impliquer pour le retour de la paix à l’Est de la RDC.

Paraphrasant son mentor et Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Vital Kamerhe, le député Michel Moto lance un appel à l’unité africaine : « il est temps que l’africain aime l’Africain. » Dans un climat où la violence semble avoir pris le pas sur les solutions pacifiques, Michel Moto Muhima se positionne comme un acteur clé, interpellant les autorités et la communauté internationale sur l’urgence de la situation.

À travers ses déclarations, il appelle à une prise de conscience collective et à une réponse coordonnée pour mettre fin à cette spirale de violence. Alors que la situation à Walikale demeure précaire, le rôle de Michel Moto illustre la complexité des enjeux, mêlant humanitaire, militaire et économique. Alors que les congolais et les africains dans leur ensemble aspirent à la paix.

Il est crucial que les leaders politiques prennent des mesures concrètes pour restaurer la stabilité et garantir un avenir meilleur pour toute la région. Michel Moto Muhima pointe la responsabilité du Rwanda dans ce drame insupportable. Ce dernier pays agresseur doit savoir que la paix est tout d’abord le fruit de la justice. Mieux vaut un dialogue pacifique qu’une victoire sanglante.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

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L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

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