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L’art de l’adieu : Quand l’éternel permanent devient un fardeau

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Dans notre quête incessante de stabilité et de continuité, nous avons souvent tendance à nous attacher aux figures, aux idées et aux structures qui, par leur nature même, semblent immuables. Ces « éternels permanents », qu’ils soient des dirigeants politiques, des doctrines philosophiques ou même des traditions culturelles, finissent souvent par générer une lassitude, un agacement.

Pourquoi cette dynamique semble-t-elle inévitable ? L’éternité, bien que séduisante, est en contradiction avec la nature humaine. Nous sommes des êtres de changement, d’évolution et de transformation. Les idées qui ne s’adaptent pas, les leaders qui s’accrochent à leur pouvoir, les pouvoirs qui s’éternisent d’une manière ou d’une autre finissent par devenir des vestiges d’un passé révolu.

Ils nous rappellent que l’immobilisme est une forme de déclin. Leur présence prolongée peut créer un sentiment d’ennui, d’angoisse et même de révolte au sein de la société. Ainsi, l’art de partir, de se retirer avec dignité, devient une compétence essentielle. Une « meilleure sortie politique » n’est pas seulement une question de timing, mais aussi de manière.

Elle nécessite une réflexion profonde sur l’héritage que l’on souhaite laisser, sur les valeurs que l’on souhaite transmettre, et sur les leçons apprises au fil du temps. Ce départ doit être conçu comme une transition, une ouverture vers de nouvelles perspectives plutôt qu’un simple abandon. La sortie politique doit être envisagée comme une opportunité de renouvellement, tant sur le plan personnel que collectif.

En se retirant au sommet de leur influence, les figures publiques peuvent se transformer en mentors et en symboles de sagesse, offrant ainsi un modèle à suivre. De plus, cette démarche permet de libérer l’espace pour de nouvelles idées, de nouvelles voix, et surtout, pour un nouveau dynamisme. Il est crucial de reconnaître que tout ce qui est éternel et permanent a ses limites.

Le meilleur moyen de célébrer ce départ est d’en faire un acte conscient, réfléchi et empreint de respect pour le passé tout en étant tourné vers l’avenir. Cette capacité à s’effacer avec grâce pourrait bien être la clé pour éviter l’agacement et favoriser l’épanouissement d’une société en constante mutation. L’importance du changement et la nécessité d’accepter de partir pour permettre à d’autres d’émerger.

En tant qu’individus et en tant que société, il est vital de comprendre que le mouvement est la seule constante véritable. Celui qui ne change pas d’avis en réalité ne change rien. Pour évoluer et progresser, il est essentiel d’être ouvert au changement et d’adapter ses pensées et actions. Il faut donc accepter et embrasser le changement pour favoriser la croissance personnelle et collective.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Santé

Ebola à Butembo : les autorités appellent les étudiants à renforcer le respect des mesures barrières

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Les autorités urbaines de Butembo ont sensibilisé les étudiants au respect strict des mesures barrières afin de lutter contre la 17ᵉ épidémie de la Maladie à virus Ebola. Le message a été lancé ce mardi 26 mai 2026 à l’occasion de la cérémonie officielle de remise du trophée du championnat de football de la paix organisé par la Représentation des Étudiants du Congo (REC/Butembo-Lubero).

Prenant la parole au cours de cette activité, M. Bwambale Mughanirya Gilbert, chef de division urbaine à la mairie de Butembo, a exhorté la jeunesse estudiantine à s’impliquer activement dans la riposte contre Ebola à travers le respect des gestes barrières.

« J’invite le corps estudiantin à se liguer pour la riposte contre Ebola. Vous êtes encore jeunes, et nous ne voulons pas voir un jeune mourir d’une maladie aussi grave alors qu’il suffit de respecter quelques gestes simples. L’expérience de la dixième épidémie en 2018 nous a beaucoup appris », a-t-il déclaré.

L’autorité urbaine a indiqué que la ville de Butembo a déjà enregistré deux cas positifs, d’où l’importance d’une mobilisation communautaire pour limiter la propagation de la maladie.

« Je vous demande de respecter les gestes simples afin d’éviter toute chaîne de contamination. Si, après 21 jours, aucun nouveau contact n’est détecté autour des cas confirmés, cela signifiera que la riposte évolue positivement. Cette lutte doit être communautaire, mais l’engagement doit d’abord être personnel », a-t-il insisté.

Dans la ville de Butembo, les campagnes de sensibilisation se multiplient depuis l’annonce de cette nouvelle épidémie. Plusieurs acteurs rappellent notamment les conséquences dramatiques de la dixième épidémie d’Ebola, qui avait causé la mort de plus de 2 277 personnes dans la région, dans un contexte marqué par la désinformation et la méfiance d’une partie de la population envers les équipes de riposte.

Dalmond Ndungo

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