Sécurité
Nord-Kivu : L’UFDPC annonce une riposte aux attaques du M23
Depuis quelque temps, un cessez-le-feu est en place entre le gouvernement congolais et le groupe rebelle M23 dans la province du Nord-Kivu, à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Cependant, dans les territoires de Masisi, Rutshuru, Nyiragongo et Lubero, ce cessez-le-feu semble fréquemment violé par les rebelles du M23, qui attaquent régulièrement les positions des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et celles des jeunes résistants wazalendo.
Pour contrer ces provocations, le groupe d’autodéfense Union des Forces de la Défense Patriotique Congolaise (UFDPC) affirme être prêt à contenir la menace du M23. Selon le groupe, les rebelles mènent depuis cinq jours des attaques contre les FARDC et les Wazalendo à la frontière entre les territoires de Masisi et Walikale.
« Nous travaillons actuellement avec les forces armées de la République pour traquer les rebelles du M23, que ce soit à Nyiragongo ou à Masisi, en première ligne sur le front de Kibumba. Nous attendons l’ordre du haut commandement pour lancer les assauts, » a déclaré le général autoproclamé Mbokani Kimanuka lors d’une interview exclusive accordée à CongoPrond.net.
Le général Mbokani a également rejeté avec force les accusations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles l’UFDPC collaborerait avec le M23-RDF.
« Notre mouvement n’a jamais collaboré avec l’ennemi, contrairement à ce qui se dit sur les réseaux sociaux. Nous travaillons étroitement avec le gouvernement pour reconquérir les zones sous contrôle ennemi« , a-t-il ajouté.
Malgré la menace persistante du M23, qui continue de s’emparer de nouvelles agglomérations dans la province du Nord-Kivu, l’UFDPC appelle la population civile à se mobiliser dans cette lutte, afin de repousser l’ennemi jusqu’à son dernier retranchement.
Franck Kipuni Kaky/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
