Actualité
Clarification de Vital Kamerhe : 500 OU 513 députés rémunérés, une polémique stérile
L’explication apportée par l’Honorable Président de l’Assemblée Nationale Vital Kamerhe concernant la controverse entourant le nombre de députés rémunérés en RDC a dissipé les doutes et clarifié la situation. Selon Mwalimu, seuls 500 députés nationaux perçoivent une rémunération, les 13 autres étant des anciens chefs des corps du parlement bénéficiant des avantages prévus par la loi.
Cette mise au point intervient suite à une polémique lancée par l’entourage du Ministre du Budget Aimé Boji, laissant entendre que 513 députés étaient rémunérés, au lieu des 500 prévus. Vital Kamerhe qualifie cette polémique de cynique et malveillante, soulignant le caractère inutile de cette controverse qui manque toute objectivité à défaut d’être constructive.
La clarification apportée par le « Pacificateur » met fin à une querelle sans fondement, démontrant qu’il est essentiel de vérifier les faits avant de propager des informations erronées. En rappelant que les 13 personnes supplémentaires concernées sont des anciens chefs des corps du parlement, Vital Kamerhe met en lumière le respect de la législation en vigueur.
C’est une question de transparence dans la gestion des finances publiques. Cette affaire souligne l’importance de la rigueur dans la communication officielle et la nécessité d’éviter les manipulations politiques visant à semer la confusion. La polémique sur le nombre de députés rémunérés, désormais dissipée, rappelle qu’une analyse objective des faits est indispensable pour éviter les malentendus et les interprétations erronées.
Au-delà de cette controverse, il est essentiel de maintenir un dialogue constructif et transparent entre les différentes institutions pour assurer une gestion saine et responsable des ressources publiques. La clarification apportée par Vital Kamerhe contribue à rétablir la vérité et à recentrer le débat sur des questions fondamentales pour le bien-être de la nation congolaise.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
