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Reprise des élections législatives : Le 2e vice-président Didi Manara Linga rassuré du bon déroulement des préparatifs à Masimanimba

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Le deuxième Vice-président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Didi MANARA LINGA, accompagné de Mme Adine d’Or OMOKOKO, membre de l’Assemblée plénière, a participé à une réunion préparatoire avec les structures administratives et opérationnelles du territoire de Masimanimba.

La veille, le représentant du Président de la CENI, Denis KADIMA KAZADI, s’était acquitté du rituel de présentation des civilités à l’Administrateur du territoire, M. Emery KANGUMA. Ces échanges ont permis de dresser un bilan des points forts et des faiblesses constatées lors des opérations électorales du 20 décembre 2023.

Alors que les points forts ont été brièvement évoqués, Didi MANARA LINGA a mis l’accent sur quatre faiblesses principales ayant conduit à l’annulation des résultats dans la circonscription de Masimanimba en raison de cas de fraude, de violences et de vandalisme. Ces points faibles incluent :

1. Une défaillance dans la sécurisation des opérations électorales.

2. L’insuffisance d’éléments de la Police nationale pour assurer la sécurité du matériel et du personnel électoral sur les sites de vote.

3. Un manque de communication et une absence de coordination des informations.

4. Le détournement des fonds destinés à la logistique, notamment pour le déploiement du matériel et du personnel ainsi qu’aux primes des policiers.

Dans son intervention, Dr DIDI MANARA a précisé que la délégation qu’il conduit comprend des experts et cadres de la CENI, notamment la Secrétaire Exécutive provinciale Géorgine VANDAME, le Coordonnateur Directeur Adjoint des Télécommunications, Gilbert MUKENDI, le chef d’antenne, les cartographes ainsi que les points focaux en informatique et logistique. Ces responsables remplacent ceux qui ont été écartés à la suite des dysfonctionnements constatés lors des élections de décembre 2023.

L’objectif de cette mission est de coordonner les préparatifs pour la reprise des élections, prévue pour le 15 décembre 2024. M. MANARA a également reçu des assurances des autorités politico-administratives locales quant à la sécurité et la bonne organisation de ces élections, dans un climat de sérénité. Ces dispositions sont cruciales pour permettre, par la suite, l’organisation des élections indirectes des sénateurs, du gouverneur et du vice-gouverneur de la province du Kwilu.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »

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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical

Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.

« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Une nouvelle classe politique pour la RDC

Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.

Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.

Le rôle central des citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.

Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».

Une vision pour l’avenir du pays

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.

L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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