À la Une
Décès de Simon Kimbangu et naissance de Simon Kimbangu Kiangani : Le double événement sera célébré ce samedi 12 octobre à Nkamba
Différentes associations socioculturelles de la République démocratique du Congo appellent tous les Congolais à commémorer la journée du 12 octobre, qui marque un double événement de la disparition physique de sa divinité Simon Kimbangu et de la naissance de son petit-fils, chef spirituel Simon Kimbangu Kiangani.
Lors d’un point de presse organisé ce jeudi 10 octobre, dans la salle Maisha Parc à Kinshasa Gombe, les animateurs de ces associations ont soutenu que c’est « dans le souci de préserver nos valeurs et traditions africaines basées sur le respect de nos ancêtres et héros qui ont marqué de manière positive l’humanité et l’Afrique en particulier » que cette journée devrait être célébrée.
« Après la consécration de la journée du 06 avril déclarée journée de la conscience africaine par le président de la République Félix Antoine Tshisekedi. Il est de notre droit, pour nous, de rappeler à tout le peuple congolais que la journée du 12 octobre marque un double événement. D’une part, de la disparition physique de l’envoyé spécial pour l’humanité, sa divinité papa Simon Kimbangu. Et d’une autre part, de la naissance de son Éminence et du représentant légal de l’église Kimbanguiste, chef spirituel, sa divinité papa Simon Kimbangu Kiangani », a déclaré Olga Tshita Mulumba, porte-parole de circonstance.
Activistes, opérateurs économiques, femmes entrepreneures, panafricanistes, intellectuels, artistes, etc., promettent de construire un mémorial à Maluku en mémoire de Simon Kimbangu, pour immortaliser cette figure emblématique de l’histoire de la RDC.
« Nous réitérons notre attachement à la doctrine du Kimbanguisme et à sa devise: l’amour, le travail et la paix. Héritage doctrinal légué par la sainte trinité que son Papa Kisolokele Lukelo Charles Daniel, Papa Dialungana Kiangani, Salomon et Papa Diangienda Nkutima Joseph. Sur ce, nous demandons à l’opinion tant nationale qu’internationale et en particulier au peuple congolais d’observer une pensée pieuse à la date du 12 octobre 2024. Cela en communion avec toutes les confessions religieuses; les croyants; les sympathisants; les associations; les partis politiques; les ambassades; les chancelleries; les représentations diplomatiques», ont-ils renchéri.
Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET
À la Une
Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
