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Analyses et points de vue

Le CEPEF, pour la parentalité positive

Le décès d’un écolier du Collège Boboto de Kinshasa , soupçonné de suicide par pendaison , a poussé les chercheurs du CEPEF à réfléchir sur les relations parent/enfant dans la famille.

Le Cercle d’études pour la protection de l’enfant et la famille, en sigle CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille, la réinsertion socio-économique des enfants et jeunes de la rue.

La situation de la famille, étant le milieu par excellence pour l’épanouissement de l’enfant est parmi les préoccupations du CEPEF.


La Coordination de la Communauté Humbu, un modèle de communauté protectrice pour la vie harmonieuse dans un environnement protecteur de l’enfant. NPM : le Coordonnateur Benjamin Ngafani, à côté de l’Excellence Mpasi MAZOWA entourés des notables Humbu de Kinshasa
En effet tous les parents veulent le bien-être de leur enfant, mais tous n’ont pas le même style d’éducation. Parmi les différentes approches, plusieurs adoptent la parentalité positive, aussi appelée « Education bienveillante ».
Ecouter et respecter les besoins de l’enfant constituent le socle de la parentalité positive. Avec cette approche, les chercheurs du CEPEF sont arrivés à la conclusion que l’enfant apprend à avoir confiance en lui, à parler de ses émotions, à communiquer dans le respect et à reconnaitre ce que les autres ressentent. Il apprend aussi à être autonome et responsable de ses actes, comme le précise la Sœur Professeur Jacky Bukaka PhD, au cours de l’atelier qu’elle a animé à la salle du REEJER.

De son côté, l’Abbé José Mpundu, psychologue clinicien, dans son exposé sur son projet « Un enfant, une famille » a insisté sur l’importance de l’empathie dans la communication.

Ces chercheurs du CEPEF affirment que selon la parentalité positive, un enfant qui se comporte mal cherche à exprimer un besoin. Un besoin se cache derrière chaque comportement dérangeant d’un enfant.

Les participants à cet atelier ont relevé qu’avec l’approche de l’éducation bienveillante, le parent cherche à guider son enfant au lieu de le contrôler ou le dominer.

Le parent qui adopte des pratiques parentales positives a toujours l’autorité, mais il l’exerce avec douceur car devant un problème, le parent implique son enfant dans la solution.
Avec cette approche, estiment-ils, les punitions ne sont pas utilisées car elles feraient de la peine et humilieraient l’enfant au lieu de lui apprendre à bien agir.

L’enfant qui grandit dans un milieu stable n’est pas non plus libre de faire tout ce qu’il veut. Il est soumis aux règles de la société. Toutefois au lieu d’une confrontation, on doit demander la coopération.

La protection de l’enfant dans les familles reste une question cruciale en RDC. Vu l’érosion des conditions sociales, la paupérisation des familles, les conflits sociaux et guerres à répétition dans le pays, l’émergence de nouveaux phénomènes sociaux, des milliers d’enfants sont victimes de violation massive de leurs droits les plus fondamentaux. Ils restent vulnérables et se trouvent souvent abandonnés à leur triste sort.
Le CEPEF a jugé nécessaire d’organiser une campagne de sensibilisation des parents pour la prévention contre le phénomène « Enfant de la rue »durant tout ce mois d’Octobre 2024.

Magalie Aurèlie et MUKOKO – ZANGA