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Justice

Dépravation des mœurs dans les réseaux sociaux : Denise Muluka condamne et appelle à l’application de la Loi

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Des attaques parallèles et irrespectueuses à travers les réseaux sociaux sont de plus en plus décriées par plus d’une personne en République démocratique du Congo. Les utilisateurs influents des médias sociaux, acteurs politiques et des individus considérés comme fictifs, se livrent à des critiques, injures publiques, etc. contraires aux bonnes mœurs.

La plupart des auteurs ont été interpellés par la justice, pour qu’ils répondent de leurs actes odieux et sans pudeur.

Inquiétée par ces habitudes devenues récurrentes, madame Denise Muluka, ancienne ministre provinciale du genre familles et enfants du Kasaï, appelle les autorités judiciaires à jouer pleinement leur rôle, pour mettre fin à cette animosité qui ne fait qu’apporter la distraction dans l’opinion, en cette période où le pays a plusieurs défis à relever, et qui demandent les efforts de tous.

« Nous devons avoir un comportement exemplaire, les réseaux sociaux doivent être utilisés positivement parce que même à travers ces canaux on peut éduquer, tout comme si l’on ne tire pas l’attention, on peut aussi compromettre l’éducation des enfants. Les jeunes tout comme les vieux, doivent faire très attention aux contenus qu’ils proposent sur la toile« , a déclaré Denise Muluka.

Elle appelle, cependant, à l’application du Code sur le numérique pour préserver le respect de certains dignitaires dont l’honneur est sapé à longueurs des journées sur les réseaux sociaux.

Elle invite les structures des femmes et des jeunes engagées pour la cause noble, à intensifier les séances de sensibilisation sur l’utilisation positive des plateformes digitales en République démocratique du Congo.

Willy Theway Kambulu/CONGOPROFOND.NET

Actualité

 » Brut  » : 2 policiers condamnés pour torture, la Cour sanctionne les exécutants

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Si Philémon Mambabua est reparti libre du prétoire de Ndolo, le verdict prononcé ce 4 juin 2026 n’a pas épargné les 2 policiers poursuivis. La Cour militaire, après avoir rappelé le déroulé des faits ( cette intrusion nocturne de Claudien Likulia, Christopher et Noah à une soirée pyjama non autorisée par le propriétaire des lieux ), a opéré une distinction nette entre le commandement et l’exécution. Là où le doute a profité au premier, les actes matériels atroces ont été imputés aux seconds. La Cour s’est appuyée sur les articles 48 bis et 48 ter de la loi du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture, qui retiennent la qualité de l’agent, les faits matériels constitutifs de souffrances aiguës, l’élément intentionnel et l’élément moral. Les déclarations des victimes, corroborées par le témoignage décisif de Sakina ( qui a qualifié les agissements des policiers de « brut » ), ont fondé l’intime conviction des juges.

Contrairement à Philémon Mambabua, pour qui l’ordre de « maîtriser » n’a pu être requalifié en instruction de torturer, les deux agents ont été reconnus coupables d’avoir infligé des souffrances aux enfants Mushobekwa et à Noah. Le nombre de policiers impliqués, bien que flou dans certains récits, n’a pas effacé la matérialité des violences retenues par la Cour. Celle-ci a souligné que les traumatismes subis par les victimes, bien que leur récit ait pu être altéré par le choc, ne faisaient aucun doute. La Cour a donc déclaré l’infraction constituée dans le chef des 2 policiers, qui avaient la garde et l’autorité immédiate sur les enfants au moment des faits. Leur dénégation constante n’a pas résisté à la confrontation avec les éléments renseignants et les dépositions concordantes.

La sentence est tombée : 2 ans de servitude pénale, une amende de 500.000 francs congolais par condamné, et la confirmation de leur maintien en détention. Sur le plan civil, la Cour, après avoir constaté l’absence totale de pièces comptables justificatives déposées par les parties civiles, a statué en équité. Elle a ramené la demande initiale de 3,4 millions de dollars américains à une somme totale de 25.000 dollars, soit 5.000 dollars par partie civile. Une décision qui sanctionne les exécutants tout en rappelant avec force que la responsabilité pénale est individuelle.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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