Education
Exetat édition 2025 : Raïssa Malu Dinanga supprime les frais de numérisation laissés par Tony Muaba Kazadi
Le Ministre d’Etat de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, se conformant à la volonté du Chef de l’Etat d’alléger la charge des parents congolais à l’ère de la gratuité de l’enseignement, vient de supprimer les frais de numérisation que chaque élève finaliste était obligé de payer au début de l’année scolaire.
L’information de cette suppression a été livrée le mardi 17 septembre dernier par le Ministre Provincial en charge de l’Education de la ville de Kinshasa, Jeannot Canon Larose et ce, conformément à l’arrêté portant fixation des frais scolaires et frais de participation aux épreuves certificatives, signé le 30 août 2024 par le Gouverneur Daniel Bumba Lubaki, pour l’année scolaire en cours.
C’était au cours d’une réunion tenue au collège Don Bosco dans la commune de Masina, à l’attention de tous les responsables des bureaux gestionnaires et des écoles de la capitale.
Jeannot Canon Larose souligne que de nouvelles réformes et décisions seront mises en application au cours de cette année scolaire, entre autres la suppression des frais de numérisation et la reconduction des frais payés l’année passée, dans le but de ne pas asphyxier les parents. Il invite les chefs d’établissements au respect des notes circulaires.
« Il ne faudra pas augmenter les frais pour ne pas asphyxier les parents. Vous avez déjà tout sur l’arrêté, évitons les antivaleurs. Nous vous invitons au respect de la note circulaire », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : « Il y a encore la note circulaire de madame Raïssa que vous devez avoir en possession et vous en imprégner. Il y a même la suppression des frais, telle que la numérisation. Pas une seule école ne doit réclamer ces frais, c’est une nouvelle politique que nous initions ».
Du côté des chefs d’établissements scolaires, la décision est vivement saluée. On propose une enquête pour savoir à quoi servait cet argent dont le payement se faisait par contrainte et sans la moindre explication officielle sur ce qu’on appelle numérisation.
« Nous n’avons jamais eu d’éclairage sur ces frais dits de numérisation que les autorités avaient imposés aux élèves et qui paraissaient comme une forme de rançonnement des parents, car on ne comprenait pas pourquoi on devrait payer d’abord les 24.000 FC des fiches et ensuite les 9.000 FC de numérisation des fiches. C’est un double emploi que nous avons toujours dénoncé. Nous saluons donc la décision de nouvelles autorités à qui nous suggérons d’aller plus loin pour savoir à quoi servait cet argent », a déclaré à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, un Préfet des Etudes qui a requis l’anonymat.
En effet, fixés à 9 mille francs congolais par élève et versés au même moment que les frais de la formule E.01 et de la capture des photos, les frais de numérisation avaient été effectivement payés au cours de deux dernières années scolaires.
En guise d’information, la numérisation est une innovation introduite dans l’organisation de l’Examen. Elle consiste à l’intégration dans le système informatique des données d’identification de l’élève finaliste sous le format de la fiche E.01. Reste à savoir si ladite opération poursuivra son chemin sans payement des frais y afférents.
Notons que pour l’année scolaire 2024-2025, l’autorité urbaine de la ville de Kinshasa a reconduit les frais de participation aux épreuves certificatives payés l’année passée.
Bref, le professeur Raïssa Malu Dinanga, l’ancienne cheffe de l’Unité Technique d’Appui du Projet d’Education pour la Qualité et la Pertinence des Enseignements aux niveaux secondaire et universitaire (PEQPESU), continue à marquer les pas dans la bonne direction. Après avoir donné du sourire à quelques enseignants NP des écoles secondaires identifiés par Willy Bakonga en février 2020, elle vient d’alléger tant soit peu les parents. La suppression des frais de numérisation est bien accueillie par les opérateurs pédagogiques qui lui suggèrent en même temps la réduction des frais de la formule E.01, car estiment-ils, une seule fiche mesurant la moitié d’un papier duplicateur format A4, ne devrait pas coûter 24 mille francs congolais.
Jules Kisema Kitantu /CONGOPROFOND.NET
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« Bourse Bora » de Fifi Masuka : Un programme qui ouvre les portes de l’université aux meilleurs élèves du Lualaba dès 75 %
À l’occasion du huitième anniversaire de la Fondation AMANI, les jeunes de Kolwezi ont mis à l’honneur leur marraine, Fifi Masuka Saini, en consacrant une méga-conférence à ses réalisations en faveur de la jeunesse. Parmi les initiatives les plus saluées figure le programme Bora, considéré comme l’un des plus ambitieux mécanismes d’appui à l’excellence scolaire en République démocratique du Congo.
Au cours des échanges, les intervenants ont présenté les retombées du programme Lualaba Bora, qui récompense chaque année les élèves ayant obtenu au moins 75 % aux examens d’État. Ces lauréats bénéficient d’une bourse leur permettant de poursuivre des études supérieures dans les meilleures universités du pays et de l’étranger, contribuant ainsi à la formation d’une nouvelle génération de cadres pour le développement de la province et de la RDC.
Les organisateurs ont particulièrement insisté sur la spécificité de cette initiative. Contrairement à la Bourse Excellentia portée par Denise Nyakeru Tshisekedi, qui exige un minimum de 85 % aux examens d’État, le programme Bora de Fifi Masuka fixe le seuil d’éligibilité à 75 %, élargissant ainsi le nombre de bénéficiaires de l’excellence académique. Autre particularité majeure, les lauréats reçoivent une bourse couvrant cinq années complètes d’études universitaires, leur offrant une garantie de continuité dans leur parcours académique.
Pour les responsables de la Fondation AMANI, cette politique traduit la vision de Fifi Masuka Saini, qui considère l’éducation comme un levier stratégique du développement. En investissant durablement dans les talents de la jeunesse, la gouverneure du Lualaba entend créer une élite compétente capable de relever les défis économiques et sociaux de la province et du pays.
La célébration des huit ans de la Fondation AMANI a ainsi servi de tribune pour rappeler qu’au-delà des infrastructures et des projets de développement, le capital humain demeure la principale richesse du Lualaba. À travers le programme Bora, les jeunes ont voulu témoigner leur reconnaissance envers leur marraine, dont les actions en faveur de l’excellence scolaire constituent, selon eux, une source d’inspiration pour toute la République démocratique du Congo.
Victor Kalenga Nsana/CONGOPROFOND.NET
