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Butembo/Justice: Le ministère public requiert 14 ans et 6 de mois de servitude pénale aux 10 étudiants de l’IBTP et à leur Secrétaire Général Académique
Deuxième jour du procès en flagrance de dix étudiants de l’IBTP/Butembo et leur Secrétaire Général académique, jeudi 19 septembre 2024. le ministère a requis les peines de 14 ans et six mois de servitudes pénales à tous les inculpés et le paiement de 350 mille francs congolais comme amendes , la réparation de tous les biens détruits, la prise en charge de toutes les victimes hospitalisées ainsi que le paiement des dommages et intérêts.
Ce procès qui devait se dérouler à l’état-major de la PNC a été délocalisé dans la grande salle de l’hôtel de ville. Pour cette deuxième journée le tribunal s’est penché sur la comparution de ces 11 prévenus qui sont poursuivis pour destruction, méchante, coups et blessures volontaires et incendie volontaire.
”Monsieur le président, vous constaterez que toutes ces infractions sont en concours matériel, nous devons faire la sommation des peines et c’est cette sommation des peines, M. le président qui sera prononcée en charge de tous les prévenus. Faisant sommation des peines, M. le président, vous condamnerez ces présumés devant votre auguste tribunal à 14 ans de servitude pénale principale et 6 mois, vous les condamnerez au paiement de 350 mille francs chacun d’amende, vous les condamnerez à la réparation de tous les biens détruits, vous les condamnerez à la prise en charge de toutes les victimes hospitalisées à ces jours, vous les condamnerez au paiement d’intérêts et dommages justes et équitables à chacun de ces prévenus, a défaut suivi de 15 jours subsidiaires.” Pouvait on entendre lors du réquisitoire du ministère public.
Avant ce réquisitoire, plusieurs exceptions ont été soulevées par la défense du Secrétaire Général Académique de l’IBTP, Paluku Kahyana Julien mais le tribunal a rejeté toutes les exceptions après avis du ministère public.
Ce procès des présumé auteurs des troubles du mardi 17 septembre dernier dans plusieurs écoles primaires et secondaires ainsi que dans les la destruction des biens privés ,notamment l’incendie du véhicule du directeur général de l’IBTP-Butembo, a commencé depuis mercredi 18 septembre 2024.
Aprés l’identification des prévenus. Le secrétaire général académique de cette institution de l’État est désigné comme de ceux qui ont incité ces étudiants tous en préparatoire à commettre ces troubles. Parmis ces présumés il ya: Mumbere Kayenga Gulde, Abhia Ndroa Andani Kevin, Ifonde Falanga Renayi, Malongo Basosila Rodrigue, Kamate Nelson Pacifique, Byamungu Cibalonza, Katembo Kighoma Justin, Kisanga Bilanga Dephin, Mugisha Kayengo Aristote, et Lokakola Geminga Élie.
Précisions que l’audience va reprendre ce vendredi 20 septembre 2024 avec à la clé, les plaidoiries.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
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Lutte contre le blanchiment d’argent : La RDC mise sur la régulation des jeux pour sortir de la liste grise du GAFI
Face aux défis liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, le gouvernement congolais accélère la réforme du secteur des jeux d’argent. Lors d’une réunion tenue au Centre financier de Kinshasa, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a présenté aux opérateurs les nouvelles orientations destinées à renforcer la transparence financière et la crédibilité internationale de la RD Congo.

Un enjeu stratégique pour l’image du pays
La RDC figure actuellement sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), une situation qui constitue un frein à l’attractivité des investissements étrangers et complique les relations avec certaines institutions financières internationales.
Pour le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, la réforme du secteur constitue une priorité nationale.
Selon lui, une meilleure régulation des activités de jeux permettra de renforcer le contrôle des flux financiers, de prévenir les circuits illégaux et d’améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux.
Le ministère des Finances en première ligne
Cette réforme est portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui multiplie les initiatives visant à renforcer les mécanismes de conformité financière et à rapprocher la RDC des standards internationaux de gouvernance.
Au cours de la rencontre, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux au ministère des Finances, a souligné que l’absence d’un encadrement rigoureux expose le pays à d’importants risques sociaux et économiques.
Il a appelé les opérateurs à accompagner activement la transformation du secteur afin de construire un environnement plus transparent, plus compétitif et mieux sécurisé.
Une surveillance numérique renforcée
Au cœur de la réforme figure la création d’une plateforme de régulation centralisée permettant aux autorités de suivre les opérations financières des opérateurs en temps réel.
Cette innovation vise à détecter plus efficacement les anomalies, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une meilleure traçabilité des transactions.
Les opérateurs ont exprimé leur adhésion aux objectifs poursuivis par les autorités.
Les prochaines étapes porteront notamment sur des sessions techniques destinées à finaliser leur intégration au nouveau système de régulation.
Pour les autorités congolaises, cette collaboration est indispensable afin de bâtir un secteur des jeux d’argent conforme aux exigences internationales, capable de protéger les joueurs, de sécuriser les recettes publiques et de contribuer à l’amélioration de la réputation financière de la RDC sur la scène mondiale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
