Santé
Lutte contre le Mpox : Les États-Unis dotent la RDC de 50.000 doses de vaccin
Dans le cadre du partenariat dans le domaine de santé, les États-Unis d’Amérique viennent de mettre à la disposition de la République démocratique du Congo, un lot de 50.000 doses de vaccin pour lutter contre la variole de singe appelée Mpox.
L’ambassadrice des USA en RDC, Lucy Tamlyn, qui fait cette annonce, indique que ceux-ci ont été réceptionnés ce mardi 10 septembre, à Kinshasa la capitale congolaise.
«Je suis heureuse d’annoncer que le don de 50 000 vaccins contre la variole du singe (Mpox) en provenance des États-Unis est arrivé aujourd’hui en République démocratique du Congo. Les vaccins sont un élément crucial pour prévenir la propagation du mpox et constituent une des multiples façons dont nous assistons nos partenaires Congolais à faire face à l’épidémie actuelle», a-t-elle indiqué.
Ce lot important de vaccin s’ajoute à une autre quantité réceptionnée par le gouvernement congolais lundi 9 septembre, en provenance du royaume de la Belgique. Et aux 99100 autres doses de vaccin réceptionnées la semaine dernière avec le soutien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de l’Union européenne et de l’UNICEF.
Willy Theway Kambulu/CONGOPROFOND.NET
Santé
Santé maternelle : Le monde manque d’un million de sages-femmes, un défi majeur aussi pour la RDC
Plus de 3 000 sages-femmes, responsables politiques, chercheurs et acteurs du secteur de la santé issus de plus de 115 pays sont attendus à Lisbonne, au Portugal, à l’occasion du 34ᵉ Congrès triennal de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), qui s’ouvrira le 14 juin prochain. Au centre des débats, un constat préoccupant : le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires pour répondre aux besoins croissants des femmes et des nouveau-nés.

Selon les dernières données relayées par l’ICM, 181 pays sont confrontés à une pénurie estimée à près de 980 000 sages-femmes. Ce déficit compromet l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive, aux consultations prénatales, à l’assistance qualifiée lors de l’accouchement ainsi qu’au suivi postnatal.
Pour les spécialistes, investir dans la formation et le déploiement des sages-femmes constitue l’une des stratégies les plus efficaces pour réduire la mortalité maternelle et néonatale. Une couverture adéquate en personnel qualifié permettrait de prévenir des millions de décès chaque année, tout en consolidant les systèmes de santé de première ligne et en favorisant des soins davantage centrés sur les besoins des femmes et des familles.
Un appel mondial à l’action
Placée sous le thème « Le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires », cette 34ᵉ édition du Congrès se veut un véritable appel à l’action lancé aux gouvernements et aux partenaires techniques et financiers. Les organisateurs plaident notamment pour un renforcement des investissements dans la formation, le recrutement, l’emploi et la reconnaissance professionnelle des sages-femmes.
Un enjeu crucial pour la RDC
Cette problématique résonne particulièrement en République démocratique du Congo, où les défis liés à la santé maternelle et néonatale restent considérables, notamment dans les zones rurales et les régions affectées par les crises humanitaires et sécuritaires. L’insuffisance de personnel qualifié, les difficultés d’accès aux structures sanitaires et les disparités territoriales continuent de limiter la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés, contribuant à des indicateurs de santé maternelle encore préoccupants.
Le Congrès de Lisbonne devrait ainsi offrir une plateforme d’échanges pour partager les expériences, promouvoir les bonnes pratiques et mobiliser les décideurs autour d’un objectif commun : faire des sages-femmes un pilier incontournable des systèmes de santé et un levier essentiel pour atteindre la couverture sanitaire universelle.
Bibiche Mbete/CONGOPROFOND.NET
