Société
Selembao : 6 ans sans eau, les habitants du quartier Ngafani fatigués de l’indifférence de la REGIDESO !
À Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, le problème lié à l’approvisionnement d’eau potable représente un réel défi pour la population. Abandonnés à leur propre sort depuis près de six ans, les habitants du quartier Ngafani, à Selembao demandent à la Régie de distribution d’eau (REGIDESO) d’assumer ses responsabilités.
En effet, c’est depuis 2018 que les habitants de ce quartier n’ont plus vu l’eau de la REGIDESO couler de leurs robinets. Ainsi, ils sont dans la contrainte de recourir aux forages érigés dans les environs. Une charge qui n’est pas facile à assumer compte tenu du coût financier de cet exercice.
“Un récipient revient à 200 Fc aux forages et quand il faut alimenter une grande famille, cela pose problème. L’eau est un besoin primaire et c’est chaque jour que nous l’utilisons. Devoir dépenser 200fm Fc pour chaque récipient représente un luxe que tout le monde ne peut pas se permettre connaissant la situation économique de ce pays”, a décrié un habitant du quartier.
Le souci des forages ne réside pas seulement dans le coût, mais également du fait qu’ils sont alimentés par l’énergie électrique qui d’ailleurs n’est pas stable. “En cas de coupure ou délestage, c’est le calvaire comme pas possible”, déplore un autre résident de ce coin de la capitale congolaise.
Pour remédier à ce problème d’électricité, certains forages du quartier utilisent les groupes électrogènes en cas de coupure d’électricité et ces derniers sont bondés de monde. Ce qui rend l’approvisionnement encore plus difficile. Une situation qui les oblige à passer des heures sans être servis.
Une partie de la population pour laquelle les forages représentent une charge financière lourde à porter, est obligée de parcourir des longues distances afin d’aller s’en provisionner dans les différents cours d’eau de la commune. Une situation qui représente un défi dur à surmonter pour les habitants de ce quartier qui peinent depuis plusieurs années déjà.
Outre cela, plusieurs tuyaux sont restés endommagés et aucun passage des agents n’a eu lieu afin de tenter de décanter cette situation désastreuse.
Grâce Mongo ( Stagiaire UCC/CONGOPROFOND.NET)
À la Une
Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur
Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.
C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs
Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.
« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.
Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers
Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.
L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.
Vers un nouveau cadre légal
La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.
En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.
Un soutien des acteurs du secteur
Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.
À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
