Sécurité
Ituri : Au moins 250 civils tués par les ADF en 8 mois dans 30 villages de Mambasa
Ces statistiques ont été révélées par la Convention pour le Respect des droits de l’homme (CRDH), antenne territoriale de Mambasa, dans son rapport nous parvenu ce weekend.
Selon Ram’s Malikidogo, secrétaire de cette ONGDH, ces compatriotes ont été sauvagement massacrés dans 30 villages respectifs dans la période allant du 03 Janvier 2024 au 15 août 2024.
Ce défenseur social exprime sa vive indignation face à ces tueries de masse en répétition et déplore la passivité de l’armée, qui, selon lui, joue à la défensive.
Ram’s Malikidogo plaide ainsi, entre autres, pour l’élargissement des opérations conjointes FARDC-UPDF sur l’ensemble du territoire de Mambasa pour bouter l’ennemi dehors.
Gerlance Sengi/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
Kasaï-Central : un conflit autour d’un site aurifère à Bambayi fait plusieurs victimes, dont un chef coutumier
Dans le secteur de Bambayi, groupement d’Ana Nzaji, territoire de Luiza, province du Kasaï Central, un violent conflit communautaire a éclaté ce lundi 2 juin autour d’un site d’exploitation artisanale de l’or. Les villages Nguni Kanana et Nguni Tshitadi se sont affrontés dans des heurts d’une rare intensité, transformant une zone minière en théâtre de violence.
Selon les informations recueillies auprès de Paulin Nkongolo de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), les tensions entre les deux communautés portaient sur la revendication et le contrôle d’un périmètre aurifère exploité de manière artisanale. Ce différend foncier, longtemps latent, aurait fini par dégénérer en affrontements ouverts.
Le bilan provisoire fait état de plusieurs blessés et de pertes en vies humaines. La NSCC confirme notamment la mort d’un chef coutumier du village Nguni Tshitadi, une information qui a fortement choqué les habitants de la zone. D’autres victimes seraient également à déplorer, mais leur nombre exact reste encore à confirmer.
Sur place, la situation reste préoccupante malgré un retour progressif au calme. Le président territorial de la Nouvelle Société Civile Congolaise, Paulin Nkongolo Nsake, décrit des scènes de panique et de violence incontrôlée :
« Les populations se sont affrontées autour d’un site minier que chacun revendique. Nous demandons une intervention urgente des autorités pour éviter une nouvelle escalade », a-t-il déclaré.
Pour l’heure, aucun bilan officiel n’a encore été communiqué par les autorités administratives ou sécuritaires. Cette absence de communication alimente l’inquiétude des habitants, déjà éprouvés par la répétition des conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles.
Face à cette situation, la société civile appelle à une intervention rapide des autorités provinciales et nationales, afin de restaurer l’ordre, sécuriser la zone et ouvrir une enquête indépendante pour établir les responsabilités dans ce nouvel épisode de violence communautaire.
Mike Tyson Mukendi
