Actualité
Deuxième Forum sur les infrastructures : Alexis Gisaro récompensé en tant que « Soldat des Infrastructures » par le Think Tank RDC-Stratégie
Après la tenue de la deuxième édition de son Forum sur les Infrastructures en juin dernier, le Think Tank RDC-Stratégie a remis son rapport final au Ministre d’État chargé des Infrastructures, des Travaux Publics (ITP), le mercredi 21 août 2024, dans son cabinet de travail.
Dirigé par son président, Bodom Matungulu, ce rapport intitulé « La voie à suivre » contient principalement 50 recommandations issues du forum, dans le but d’accélérer le rythme du développement des infrastructures en République Démocratique du Congo.
« Nous avons réservé la primeur à Son Excellence, Monsieur le Ministre d’État des ITP, qui nous accompagne depuis notre première édition. Il a reçu les 50 recommandations avec beaucoup d’attention. Ce rapport nous poussera à l’organisation des états généraux des infrastructures qui réuniront les différents ministères clés afin de permettre la mise en œuvre concrète sur le terrain », a précisé Bodom Matungulu.
Profitant de cette occasion, le président du Think Tank a également remis le prix du « Soldat des Infrastructures » à Alexis Gisaro, en reconnaissance de son dévouement pour l’amélioration des conditions des infrastructures en RDC.
« Aussi, lors de cette activité, nous avons décerné le prix dénommé ‘Soldat des infrastructures’. Parce que nous avons estimé que la RDC est dans une bataille où elle doit moderniser ses infrastructures et pour cela, il faut des soldats. Et, parmi lesquels, nous avons reconnu le Ministre d’État aux ITP, en ce titre », a-t-il expliqué.
Rappelons que le récent forum organisé par le Think Tank RDC-Stratégie était axé autour du thème : « Accélérer le rythme de la mise en œuvre et de la réalisation des projets d’infrastructures en RDC : un impératif pour un Congo émergent ».
Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET
Actualité
Arrestation de Benjamin Babunga au Burundi : Son comité de soutien exige sa libération immédiate
L’arrestation de Benjamin Babunga par les services de renseignement burundais continue de susciter de nombreuses réactions en République démocratique du Congo. Dans une déclaration publiée ce 30 mai à Kinshasa, le Comité de soutien à Benjamin Babunga RDC a exprimé sa « vive inquiétude » face à cette situation et a appelé les autorités burundaises à procéder à sa libération sans délai.
Présenté comme pasteur, humanitaire, historien et acteur engagé dans le débat public, Benjamin Babunga s’est notamment illustré par ses analyses sur la gouvernance et les conflits qui secouent la région des Grands Lacs. Selon le comité, ses interventions ont toujours relevé du débat démocratique et de l’expression citoyenne.
« Par ses interventions publiques, ses écrits et son engagement citoyen, il a toujours contribué au débat démocratique sur des questions d’intérêt général », souligne le communiqué. Les signataires estiment que ses prises de position relèvent pleinement de « l’exercice légitime de la liberté d’expression ».
Des inquiétudes renforcées par des menaces antérieures
Le comité affirme suivre l’évolution du dossier avec une profonde préoccupation, d’autant plus que Benjamin Babunga aurait déjà été confronté à des menaces en raison de ses opinions.
« Notre inquiétude est d’autant plus grande que Monsieur Benjamin Babunga a déjà été victime par le passé de menaces de mort », indiquent les auteurs de la déclaration, qui craignent pour sa sécurité et le respect de ses droits fondamentaux.
La défense de la liberté d’expression au centre du plaidoyer
Dans leur communiqué, les soutiens de l’historien congolais rappellent que la liberté d’expression constitue un droit fondamental garanti par les principes démocratiques et les instruments internationaux de protection des droits humains.
« Aucun citoyen ne devrait être arrêté, inquiété ou privé de sa liberté en raison de ses opinions politiques, de ses analyses ou de ses critiques à l’égard des politiques publiques », écrivent-ils.
Le comité considère également que les idées doivent être combattues sur le terrain du débat public et non par des mesures privatives de liberté. « L’expression pacifique d’opinions, même critiques, ne saurait être assimilée à une infraction. Les idées se combattent par le débat, jamais par la répression », insiste le document.
Appel aux organisations internationales
Au-delà de la demande de libération adressée aux autorités de Bujumbura, les auteurs du communiqué appellent plusieurs institutions internationales à suivre de près cette affaire. Les Nations unies, l’Union africaine, la Communauté d’Afrique de l’Est ainsi que diverses organisations de défense des droits humains sont notamment interpellées.
Pour le Comité de soutien à Benjamin Babunga RDC, cette affaire dépasse le seul cas de l’historien congolais et touche à des principes universels. « La privation de liberté pour des opinions constitue une atteinte grave aux principes démocratiques et aux droits fondamentaux », souligne le texte.
Un appel au respect de l’État de droit
Les signataires estiment que la défense des droits de Benjamin Babunga participe également à la protection des libertés de l’ensemble des citoyens. Ils espèrent enfin que les autorités burundaises privilégieront une solution conforme à l’État de droit et aux engagements internationaux du Burundi en matière de droits humains, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux de Benjamin Babunga.
Franck Kaky / CongoProfond.net
