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L’ASADHO appelle le Président TSHISEKEDI à réaliser sa promesse d’humaniser et de moderniser l’ANR

L’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme, ASADHO en sigle, est vivement préoccupée par la non réalisation de l’engagement pris par le Président TSHISEKEDI d’humaniser l’ANR, en la débarrassant de toutes les pratiques violentes qui ont été décriées sous le régime de l’ancien Président Joseph KABILA.

En 2019, alors qu’il venait de prendre ses fonctions en tant que Président de la République Démocratique du Congo, le Président TSHISEKEDI s’était engagé à moderniser et d’humaniser les services de sécurité et de renseignement.

Il est regrettable de constater que 6 ans après, l’ANR ne se conforme pas aux pratiques démocratiques internationales d’un Etat de droit et ses modes opératoires sont toujours marqués par la violation des droits fondamentaux reconnus aux citoyens.

L’ASADHO a constaté ce manque de professionnalisation de l’ANR et de respect des droits de l’Homme dans plusieurs dossiers qu’elle a suivis et particulièrement dans le dossier de la mort du garde de corps du Président de la République, Monsieur José MBEMBA, en avril 2024.

Au même mois d’avril, plusieurs personnes dont les noms suivent ont été arrêtées et détenues respectivement au camps au TSHITSHI pendant 4 mois et à l’ANR depuis le 10 juillet 2024. Il s’agit de :

  1. Monsieur Fabrice KALONGA MASANGU
  2. Madame Patricia AZISEA.
  3. Monsieur BITUASILA ;
  4. Monsieur Joseph ;
  5. Monsieur MUKALENGA 1 ;
  6. Monsieur DIKIVITILA NDOMBASI ;
  7. Monsieur BWANA ;
  8. Monsieur MASIALA MVULUSI ;
  9. Madame Benie TACIA ;
  10. Monsieur MUKALENGA 2.
  11. Monsieur Ivona ABOMANGA.

Depuis leur arrestation à ce jour, soit 5 mois après, ces personnes n’ont pas jamais été mises en contact avec les membres de leurs familles ni consulté un avocat, en violation flagrantes des dispositions de la Constitution (article 18 de la Constitution).

L’ASADHO estime que le Président de la République dont l’ANR dépend devrait sanctionner de tels comportements qui violent son engagement de moderniser et d’humaniser l’ANR.

Face à ce qui précède, l’ASADHO recommande :

  • Au Président de la République de :
  • Ordonner aux responsables de l’ANR de libérer immédiatement ces personnes ou de les transférer devant l’autorité judiciaire compétente pour présenter leurs moyens de défense ;
  • Sanctionner les responsables de l’ANR qui arrêtent et détiennent les congolais en violation de la Constitution ;
  • A l’ANR de :
  • S’abstenir de tout acte de violation des droits humains reconnus aux personnes arrêtées et détenues dans ses locaux.

Fait à Kinshasa, le 14 août 2024

ASADHO

Pour toute l’information, prière de contacter :

Me Jean Claude KATENDE

Tél : +243811729908