Société
Butembo : La députée nationale Jeannine Katasohire dote le nouveau bureau de l’ACBU d’équipements
L’Association des Couturiers de Butembo (ACBU) a inauguré son bureau ce lundi 12 août 2024. Il est situé sur la rue les Copains, commune Mususa en ville de Butembo, au Nord-Kivu, à l’Est de la RDC. C’est le chef urbain de la culture et art qui a procédé à la coupure symbolique du ruban devant la députée nationale Jeannine Katasohire qui a doté ce bureau d’équipements dont d’ailleurs les membres de cette association saluent ce geste.
Selon le président de l’ACBU Kakule Silikyolo Égide, son association existe depuis 2004 et possède tous les documents juridiques mais elle n’avait pas encore son bureau propre. Son objectif est de protéger ses membres sur toutes les tracasseries dont les taxes. C’est ainsi qu’elle appelle tous les couturiers à venir s’enregistrer au sein de l’ACBU pour bénéficier des avantages de cette association sans but lucratif. Il remercie également, l’élue de Butembo Jeannine Katasohire pour le soutien afin que ce bureau soit désormais opérationnel.
De son côté, la députée nationale Jeannine Katasohire a d’abord remercié les membres de l’ACBU pour l’avoir soutenue aux élections législatives passée car, grâce à eux, elle est devenue députée. Et donc pour elle, c’est juste une reconnaissance à l’ACBU et promet de continuer à les soutenir surtout en matière des taxes mais aussi accompagner ceux qui veulent avoir les arrêtés pour les centres de formation. La première élue femme en ville de Butembo dit aussi qu’elle va soutenir en équipement ceux qui vont finir leur formation sans équipements et ajoute qu’elle va faire à ce que le gouvernement exonère des taxes tous les nouveaux venus ayant fini leur formation professionnelle.
« Je vais accompagner ceux qui ont besoin d’arrêtés pour ouvrir les centres de formation, les écoles et aussi soutenir tous ce qu’ils font parce qu’ils y en a qui même après qu’ils aient fini la formation, ils n’ont pas d’équipements. Il y en a qui, bien qu’ils aient une ou deux machine, ont des difficultés pour commencer. Moi je pense que je vais soutenir tous ces gens. Je vais soutenir toute la population et d’ailleurs comme vous le savez, tous ceux qui terminent la formation professionnelle, ils se butent à un problème : il peut avoir un petit moyen pour commencer mais il n’a pas assez pour les taxes. Nous voulons les accompagner de sorte que notre gouvernement puisse accepter que celui qui vient de commencer le travail après qu’il ait fini la formation professionnelle soit exonéré. Je pense que ça peut les aider parce que quand ils terminent, ils n’ont pas assez de moyens pour commencer le boulot« , a-t-elle promis.
Il sied de noter que la manifestation du jour s’est clôturée sous une ambiance festive à la satisfaction des participants.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
Société
Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs
En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.
Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.
L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.
Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.
Blaise ABITA
