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Lettre ouverte à Son Excellence Félix Tshisekedi, Président de la République Démocratique du Congo
Monsieur le Président,
En tant que citoyen congolais, il me semble crucial d’aborder avec vous une question fondamentale pour l’avenir de notre nation : la réhabilitation des camps de formation des commandos congolais, notamment ceux de Kotakoli, Kitona, Gombari, Lwama et d’autres encore. Ce sujet, souvent laissé de côté, mérite une attention immédiate, car il touche à la sécurité, à la souveraineté et à l’identité même de notre pays.
La République Démocratique du Congo, riche de ses ressources naturelles et de son potentiel humain, se doit d’ériger un système de défense nationale digne de son statut. Les conflits récurrents qui affectent notre territoire et nos populations ne peuvent être résolus par une diplomatie passive ou une réaction sporadique.
Il est impératif de former des forces armées compétentes, préparées et motivées, capables de défendre notre intégrité territoriale et notre souveraineté. Les camps de formation, tels que ceux que vous avez en mémoire, sont les berceaux d’une nouvelle génération de soldats. En les réhabilitant, vous ne faites pas seulement un acte de réinvestissement dans nos forces armées, mais vous envoyez également un message fort : la RDC prend en main son avenir.
Monsieur le Président, il est temps de cesser de procrastiner. La construction d’une défense nationale solide ne doit pas être une promesse en l’air, mais un projet concret et mesurable. Cela nécessite des ressources, bien sûr, mais surtout une vision audacieuse et un engagement sincère. En tant que leader, votre rôle est de catalyser cette vision, d’inspirer la confiance et de rassembler les énergies autour d’un objectif commun.
Pensez à ce que pourrait être un Congo fort, uni et respecté sur la scène internationale. Un Congo qui, au lieu de se soumettre aux caprices extérieurs, s’érige en modèle de résilience et de force. Ce projet ne doit pas être perçu comme une simple militarisation, mais comme le fondement d’une paix durable, d’une sécurité intérieure et d’un développement économique harmonieux.
En tant que Président, vous êtes conscient que votre mandat n’est pas éternel. L’histoire se souviendra de vous pour vos décisions, vos actions et vos priorités. En prenant la décision de réhabiliter ces camps de formation, vous n’agissez pas seulement pour l’instant présent, mais vous bâtissez également un héritage. Un legs qui sécurisera votre propre progéniture.
Pensez à ce que vous laisserez derrière vous : une nation forte, une jeunesse préparée, des militaires aguerris qui défendront notre terre avec loyauté et détermination. Il est temps de réussir quelque chose qui transcende votre mandat et votre parti politique. Une action qui touche le cœur même de notre nation et qui profitera à chaque Congolais.
En vous engageant dans cette voie, vous montrez que vous êtes un leader visionnaire, conscient des enjeux de demain. Cette initiative ne dépend que de vous, et de personne d’autre. Les défis sont nombreux, mais l’opportunité de transformer notre armée et notre nation est à portée de main. Ne laissez pas cet instant s’éclipser dans le flot des préoccupations quotidiennes.
Agissez maintenant, pour le bien de notre peuple et pour la sécurité de notre patrie. Monsieur le Président, la balle est dans votre camp. Réhabiliter les camps de formation des commandos congolais est une opportunité à saisir pour construire un Congo résilient et respecté. Soyez le catalyseur de ce changement. Soyez celui qui, par sa vision et son courage, marquera l’histoire de notre pays.
Respectueusement,
Teddy MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
