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Suspension du FESTIGOLA : Un manque de respect et de considération de l’Etat envers ses propres administrés et des investisseurs ( Me Alfred Ngoyi Wa Mwanza, avocat)
La décision de l’Etat congolais de suspendre toutes les manifestations non sportives dans des stades à la suite des événements malheureux survenus le 27 juillet, avec comme conséquence le report de FESTIGOLA, est non seulement illégitime mais aussi très disproportionnée ! Telle est la conclusion de l’avocat Alfred Ngoyi Wa Mwanza, exprimée dans sa page Facebook.
Pour ce spécialiste en droit, pour prévenir la survenance de tels événements, l’Etat a la possibilité de prendre des mesures les moins incisives, portant atteinte le moins possible aux droits fondamentaux des administrés (le droit à la liberté économique des producteurs et le droit à la liberté artistique).
» Cette décision a des conséquences graves sur le plan économique et artistique et peut donner lieu à des doutes sur les possibilités d’investissement artistique dans ce pays par des étrangers !« , a-t-il prévenu.
À l’en croire donc, dans un État normal, cette décision de suspension devait contenir des voies de droit avec possibilité de l’attaquer devant une instance judiciaire indépendante (selon la procédure administrative congolaise) pour que celle-ci contrôle dans les brefs délais la légalité et la proportionnalité de cette décision.
À son avis, c’est ni plus ni moins qu’un manque de respect et de considération de l’Etat envers ses propres administrés et des investisseurs.
Somme toute, Me Alfred Ngoyi regrette qu’entretemps les vrais coupables des événements du 27 juillet ne sont pas poursuivis et aucune enquête sérieuse n‘est engagée par l‘Etat pour rechercher la vérité matérielle et la réparation des victimes et leurs familles. » Et comme d’habitude, la proximité des coupables avec les dirigeants fera qu‘ils ne soient pas inquiétés. Et c’est triste… », a-t-il conclu, avant d’exprimer ses encouragements aux artistes attendus à cet événement international et à son producteur qui a consenti d’énormes sacrifices pour sa préparation.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kwango–Angola : Un plaidoyer pressant pour la réouverture des frontières afin de sauver l’économie locale
Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, l’organisation BOMOKO UNITY, par la voix de son président national et notable du Kwango, Iris Basuabu Ilembo, plaide pour la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et l’Angola sur l’axe de la province du Kwango.
Datée du 19 mai 2026, cette lettre met en lumière les conséquences socioéconomiques de la fermeture prolongée des postes frontaliers pour les populations vivant dans les territoires de Kahemba, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Le document a également été transmis pour information au Président de la République, à la Première ministre, à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, au Directeur général de la DGM ainsi qu’aux autorités provinciales du Kwango.

Une fermeture aux lourdes conséquences économiques
Dans son plaidoyer, BOMOKO UNITY rappelle que les échanges avec les provinces angolaises voisines constituent depuis longtemps un pilier essentiel de la survie économique des populations frontalières.
Selon la lettre, la fermeture des frontières perturbe gravement les activités commerciales, les mouvements des populations et l’approvisionnement en produits de première nécessité. Cette situation accentuerait la pauvreté, le chômage ainsi que la précarité dans une province pourtant dotée d’importantes potentialités économiques et humaines.
L’organisation estime que la reprise contrôlée des échanges transfrontaliers permettrait non seulement de relancer le commerce local, mais aussi d’améliorer les recettes publiques grâce à l’encadrement formel des activités économiques.
La réouverture des frontières comme levier d’intégration régionale
Le document insiste également sur les liens historiques, culturels et familiaux qui unissent les populations du Kwango à plusieurs provinces angolaises, notamment Uíge, Malanje et Lunda-Norte.
Pour les auteurs de la correspondance, la réouverture des frontières représenterait un véritable facteur d’intégration régionale et de stabilité sociale dans cette partie de la RDC. Ils soulignent qu’une telle mesure contribuerait à réduire les circuits clandestins, à fluidifier les déplacements des populations et à renforcer la coopération économique et sécuritaire entre Kinshasa et Luanda.
BOMOKO UNITY sollicite une mission d’évaluation et un dialogue avec le gouvernement
Au-delà du plaidoyer, BOMOKO UNITY formule plusieurs recommandations aux autorités nationales. L’organisation demande notamment l’examen diligent de la question relative à la réouverture des postes frontaliers, l’organisation d’une mission d’évaluation sécuritaire et administrative ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation impliquant les autorités provinciales et les services spécialisés compétents.
Les signataires sollicitent également une audience auprès du Vice-Premier ministre afin d’échanger directement sur les préoccupations des populations frontalières et d’explorer les pistes d’une réouverture progressive et sécurisée des frontières.
Convaincue que le développement des provinces frontalières passe par une meilleure intégration économique sous-régionale, BOMOKO UNITY espère une réponse favorable des autorités congolaises à cette requête jugée vitale pour l’avenir du Kwango.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
