Analyses et points de vue
Conflit entre la Cour des Comptes et l’Inspection Générale des Finances en RDC : Quand les institutions se sabordent
Depuis des décennies, la RD Congo est en proie à une guerre destructrice. Mais une autre bataille, moins connue du grand public, fait rage au cœur du système institutionnel du pays : le conflit larvé entre la Cour des Comptes et l’Inspection Générale des Finances, entre Jules Alingete Key et Jimmy Munganga Ngwaka.
Au lieu de consolider ces institutions cruciales pour la bonne gouvernance et la transparence financière, les politiciens véreux semblent jouer un jeu pervers en attisant les rivalités entre elles. Cette lutte de pouvoir interne affaiblit non seulement leur capacité à remplir leur mission première, mais elle décrédibilise l’image de la RDC sur la scène internationale.
Alors que le pays a désespérément besoin de stabilité et de solides institutions pour sortir de décennies de conflit, il est alarmant de constater que ceux censés être les garants de la bonne gestion des fonds publics sont utilisés comme des pions dans un jeu politique dangereux.
Il est grand temps que les dirigeants congolais mettent de côté leurs intérêts personnels et partisans pour se concentrer sur l’intérêt supérieur de la nation. En consolidant et en respectant l’indépendance de la Cour des Comptes et de l’Inspection Générale des Finances, la RDC pourrait enfin commencer à reconstruire sa réputation et à s’engager sur la voie d’une gouvernance responsable et transparente.
Il est crucial que les citoyens congolais restent vigilants et demandent des comptes à leurs dirigeants. Car tant que les institutions chargées de veiller sur les finances publiques seront affaiblies par des luttes intestines, le chemin vers un avenir pacifique et prospère pour la RDC restera semé d’embûches.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Actualité
Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture
L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.
Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.
Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.
La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.
Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
