Culture
“MIA Identity 5” : Coutumes et Rites Africains à l’honneur à Kinshasa
Organisé avec l’appui du Fonds pour la Promotion Culturelle (FPC), la cinquième édition de “Made In Africa Identity”, (MIA IDENTITY) s’est ouverte ce vendredi 26 juillet 2024, au cours d’une conférence de presse, à l’Université Technologique Bel Campus, à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.
Avec comme thème “Retour à nos sources 2 : à la rencontre de nos Coutumes et Rites”, cet événement culturel aura lieu du 22 au 24 novembre 2024 en mettant en scène les compétiteurs avec ses trois concours : les danseurs traditionnels, groupes folkloriques et les stylistes en herbes.
Sont également programmés, la prestation culturelle et artistique, un Expo-vente et des conférences-débats.
L’une de fondateurs et promoteurs de “Mia Identity » a confié que les vedettes et ceux qui ont déjà émergé n’ont pas de place dans ce concours.
“Nous ne recevons que les candidatures des étoiles montantes et des ampoules non allumées dans la sphère culturelle de notre pays”, a confié Belinda Dongo, cofondatrice (RDC) de MIA IDENTITY.
L’occasion faisant le larron, les partenaires de MIA IDENTITY ont sensibilisé leurs compatriotes congolais à considérer nos rites et coutumes.

Prenant la parole, le PCA de Bel Campus a manifesté devant ses compaires le besoin d’élargir cette initiative dans cet établissement privé.
“Avec le concours des partenaires et institutions qui nous accompagnent, nous allons imprimer la démarche de promotion des activités culturelles et sportives au sein de notre université”, a déclaré Léopold Bosekota, président du Conseil d’administration de l’université Technologique Bel Campus.
Le Fonds pour la Promotion Culturelle (FPC) a, par ailleurs, relevé les ambitions de cet événement qui a pleinement le soutien de cet établissement public.
“Notre culture (Rites et coutumes) va en déclin. Nous voulons faire la résurgence des vertus cardinales de l’éducation que nous avons perdues, nous devons donc travailler pour perpétuer nos valeurs”, a déclaré papa Mike( FPC).
Et de poursuivre : “Nous commençons à Kinshasa, où il y a toutes les institutions (le nœud) et nous allons nous étendre dans différentes provinces”.
De son côté, l’ »Okapi de la mode congolaise », Carine Pala, a invité avec hargne, les Congolais à consommer les produits vestimentaires locaux.
“Notre combat se lance dans le retour aux styles vestimentaires propres à nous. Le danger que je crains, c’est que le Nigéria nous colonise en matière vestimentaire”, a déclaré Carine Pala, Patronne de “Molato à la Une”.
Cet événement a été marqué par la présence du président de BETIKA RDC (Partenaire) et Medi Rabbouni, gagnante de l’édition 4 “Mia Identity”. Cette dernière a manifesté sa joie et gratitude en ces mots :“C’est un concours qui nous donne le flair et l’opportunité de sortir de notre zone de confort et de promouvoir nos compétences Culturelles”.

Les trois premières éditions “Made In Africa Identity” ont eu lieu ailleurs, notamment au Ghana et ces deux dernières en République Démocratique du Congo.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
Société
Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs
En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.
Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.
L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.
Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.
Blaise ABITA
