Connect with us

À la Une

Clôture séminaire 2024 : les ministres appelés à œuvrer pour l’amélioration des conditions de vie des congolais

Published

on

Au nom du Chef de l’État, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a procédé à la clôture, ce mardi dans la salle des congrès du Palais de la nation, du Séminaire gouvernemental session 2024 ouvert dimanche dernier.

Ces assises, organisées sous le thème « sceller le pacte d’engagement citoyen par la promotion de la performance dans la gouvernance et l’implémentation efficace des reformes en exécution du PAG 2024-2028 », visaient la consolidation de la cohésion de l’Exécutif national.

Comme l’indique le thème, les participants ont signé un pacte d’engagement citoyen à l’issue de ces travaux.

Ci-dessous les recommandations générales formulées par les membres du gouvernement

1. Chaque membre du Gouvernement doit fonder ses initiatives sur le programme d’actions du Gouvernement et savoir que ces initiatives s’exécutent sous la coordination et la direction de la Première Ministre;
2. Dans le processus de préparation et l’élaboration des dossiers et projets de textes à soumettre aux instances gouvernementales, les membres du Gouvernement sont tenus d’associer les différents services et Ministères impliqués;
3. L’adoption par les membres du Gouvernement, d’une conduite morale compatible aux résultats escomptés;
4. Privilégier la compétence et l’expérience dans la nomination des Ambassadeurs et Chefs des missions diplomatiques;
5. La transmission régulière et systématique à la Cour des Comptes des documents ci-après et dans le respect des délais légaux:

– La loi de finances promulguée dès sa mise en exécution;

– Les situations des dépenses engagées, liquidées et ordonnancées ainsi que des recettes constatées, liquidées et ordonnancées;

– Le projet de loi portant reddition des comptes du dernier exercice clos;

– Les contrats des marchés publics dans le mois de leur signature.

1. L’instruction aux comptables publics principaux de produire, leurs comptabilités mensuelles et leurs comptes de gestion à la Cour des comptes;
2. L’adoption par le Conseil des Ministres, du nouveau découpage des ministères en programme;
3. L’adoption de stratégies sectorielles;
4. La désignation des acteurs de gestion du programme et l’adoption de la feuille de route de la mise en œuvre dudit programme;
5. La mise en place du système intégré de gestion des finances publiques;
6. La nécessité de doter les membres du gouvernement d’un certain nombre d’outils et instruments en vue de la formulation de leurs plans stratégiques sectoriels, la planification, la programmation, la budgétisation et le suivi-évaluation des politiques et stratégies sectorielles pour la mise en œuvre du PAG 2024-2028 avec l’appui du SENAREC;
7. La nécessité de formaliser l’engagement des Membres du Gouvernement par la signature des Lettres de Mission en vue d’améliorer la performance de la mise en œuvre du PAG 2024-2028, avec le suivi du Secrétaire Général à la Primature et du Cabinet de la Première Ministre;
8. Signature d’un décret par son Excellence Madame la Première Ministre pour la mise en place d’un cadre de dialogue entre les ministères du Plan, Budget, Finances et Genre sur la planification et budgétisation sensible au Genre.

Pour le Président Tshisekedi, déclare Judith Suminwa, le pacte d’engagement citoyen scellé est celui de mettre en œuvre des politiques qui améliorent la vie de chaque Congolaise et de chaque Congolais, sans exception.

« C’est le mandat que le peuple nous a donné », a dit la Première ministre, lisant le discours du chef de l’État Felix Tshisekedi.

Elyane Mukuna/Congoprofond.net

À la Une

La mosaïque d’un peuple-monde : RDC, l’empître géologique qui défie l’indifférence du monde

Published

on

Avec ses 250 ethnies, ses 450 tribus, ses 78 855 villages et sa myriade de provinces, villes, territoires et chefferies, la RD Congo n’est pas un pays : c’est un continent d’humanité. Là où d’autres nations peinent à gérer trois langues ou dix régions, la RD Congo tient, vivante, bouillonnante et résiliente, une diversité qui ferait vaciller n’importe quelle administration occidentale.

Ce n’est pas un chaos, c’est un miracle politique et social – un laboratoire du vivre-ensemble à l’échelle de l’Afrique tout entière. Sous ce kaléidoscope humain repose un sous-sol à faire pâlir les milliards du Golfe : coltan, cobalt, cuivre, or, diamants, lithium… La RDC est le scandale géologique par excellence, un coffre-fort naturel que le monde pille sans vergogne tout en feignant d’ignorer sa dette historique.

Chaque batterie de nos smartphones, chaque transition énergétique “verte” repose sur les entrailles congolaises – et pourtant, ce pays reste traité en périphérie du jeu mondial. Quelle autre nation supporterait une telle contradiction sans imploser ? La grandeur doit être exigée à tous ceux qui osent prétendre la diriger. Alors oui, diriger cette exception planétaire ne se mesure ni en sièges dorés ni en discours lisses.

Celui qui aspire à gouverner la RD Congo doit porter en lui la hauteur vertigineuse de ce peuple et l’humilité face à cette terre prodigieuse. Il ne s’agit pas de gérer une crise, mais d’incarner une renaissance. Si les dirigeants congolais prenaient pleinement la mesure de ce qu’ils ont – cette diversité, ces ressources, cette âme indomptable – leur stature deviendrait aussitôt celle des plus grands bâtisseurs d’histoire. Car la RD Congo n’attend pas un chef : il attend un géant à sa mesure.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading