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Affaire forages : la Gouverneure de la BCC Malangu Kabedi traduite en justice
Une plainte a été déposée au parquet général près la Cour de cassation ce lundi 22 juillet, contre la Gouverneure de la Banque centrale du Congo (BCC) Marie-France Malangu Kabedi Mbuyi pour détournement d’une somme estimée à 27 millions de dollars américains, qui serait allouée à l’installation de 1000 forages en RDC.
L’Association de lutte contre la corruption (ALCC) qui est à l’initiative de cette plainte accuse Mme Malangu d’avoir participé à la disparition de cette somme d’argent en complicité avec l’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi.
L’ALCC dit avoir obtenu des preuves de ces allégations (en audio) à partir d’un réseau téléphonique révélant les discussions qui auraient eu en dates du 27 juillet 2022, du 4 janvier 2023 et du 14 janvier 2023, entre la Gouverneure Kabedi et le ministre Kazadi à l’époque.
« S’agissant du premier audio datant du 27 décembre 2022, Mr Nicolas Kazadi instruit Mme KabedI Malangu de faire tout ce qui est dans son pouvoir de sortir via un compte inconnu mais logé à la Raw bank une somme de 147.320.230$ contre ses 10%. Dans un autre audio datant du 04 janvier 2023 et vérifié auprès d’une compagnie téléphonique, on peut entendre une vive discussion entre Mme Kabedi d’avec Nicolas Kazadi sur une augmentation de ses pourcentages », indique la plainte.
Et de marteler : « En réplique, Nicolas Kazadi l’instruit à sortir toujours dans une procédure d’urgence une somme 87.400.000$ contre cette fois-ci une augmentation de 12%. Totalisant toutes ces sommes perçues d’une manière illégale et contre les intérêts de la République, Mme Malangu nagerait entre 27.232.211$ et 28.232.123$ », fait savoir l’ALCC.
À titre de rappel, l’affaire « forages et lampadaires » a déjà conduit l’ancien ministre du Développement rural François Rubota et l’homme d’affaires Mike Kasenga, à la prison centrale de Makala.
Deux organisations de la société civile, à savoir l’Observatoire de la dépense publique (ODEP) et la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO) avaient exigé, dans un communiqué du 12 avril 2024, la lumière sur ces deux projets qui ont coûté au Trésor public plus de 400 millions USD.
Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
