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Analyses et points de vue

Rétablir l’autorité de l’Etat : La déclaration choc des ministres de l’urbanisme et de la justice en RDC

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Dans une démarche inédite et controversée, les ministres de l’Urbanisme et de la Justice en RD Congo ont conjointement annoncé le lancement d’une opération de récupération du patrimoine privé de l’État. Cette initiative vise à réaffirmer l’autorité de l’État dans le secteur de l’urbanisme et de l’habitat.

Ces secteurs sont marqués par une longue période d’insécurité juridique et d’occupation illégale de biens publics. Cette déclaration commune intervient après des échanges approfondis entre les deux ministres, mettant en lumière la nécessité de mettre un terme aux pratiques abusives qui ont prévalu dans le domaine de l’urbanisme et de l’habitat en RDC.

En effet, la récupération des maisons et des immeubles qui ont été indûment accaparés par des particuliers constitue un premier pas vers la restauration de l’autorité de l’État et le respect de la loi. Cette démarche, bien que radicale, soulève des questions fondamentales sur la propriété privée, le rôle de l’État et la justice sociale.

Si certains applaudissent cette volonté de rétablir l’ordre et de lutter contre la corruption et les abus, d’autres s’inquiètent des potentielles dérives et violations des droits des citoyens. Il est indéniable que cette opération de récupération du patrimoine privé de l’État suscitera des débats passionnés et soulèvera des tensions au sein de la société congolaise.

Toutefois, il revient aux autorités de veiller à ce que cette initiative soit menée de manière transparente, équitable et conforme aux principes de l’État de droit. Cette initiative conjointe marque un tournant crucial dans la gestion de ces deux secteurs et pose les bases d’une réforme en profondeur visant à restaurer la confiance des citoyens dans les institutions et à rétablir l’autorité de l’État.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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