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Maï-Ndombe : Ève Bazaïba sort une fille pygmée des griffes d’un mariage forcé !
Sous la couverture de la ministre d’État à l’Environnement, Ève Bazaïba, la petite Souza rescapée d’un mariage forcé dans le territoire d’Inongo, pourrait accomplir son rêve de poursuivre ses études dans les années à venir. Sa bienfaitrice inattendue, membre du gouvernement de la République, a décidé de l’amener à Kinshasa pour vivre ses rêves autrement.
« Souza a l’âge de ma petite fille. Elle fait partie des perles chez les peuples autochtones car parmi les 3 filles que l’on encadrait pour terminer leurs études afin de travailler et revenir investir chez eux. Les 2 autres filles sont tombées dans une situation de déscolarisation parce qu’elles étaient engrossées, mais elle, nous l’avons eue comme rescapée. Moi, en tant que marraine, je fais le relais pour la prendre comme filleule. Je l’amène à Kinshasa en vacances… », a-t-elle déclaré.
Il convient de savoir que dans ce territoire, les jeunes filles mineures sont vouées à cette pratique au détriment des études à l’indifférence de la société.
Cette pratique traditionnelle néfaste prive les filles de leur enfance et les expose aux violences, aux viols, aux maladies sexuellement transmissibles telles que le VIH, aux grossesses précoces non désirées et aux avortements à risque.
Engager les hommes contre les mariages forcé
Parce que l’égalité ne peut se construire sans l’implication de tous et toutes, engager les hommes dans cette lutte est un gage de réussite.
« Souvent, nous pensons que le rôle des filles se limite à s’occuper de la maison…Mais nous réalisons qu’elles peuvent accomplir de grandes choses lorsqu’elles vont à l’école et que le mariage n’est pas la seule option dans leur vie. Alors, les soutenir dans la réalisation de leur rêve devient une évidence », raconte Bibiche Nguwa, journaliste congolaise engagée dans la cause de l’émancipation des peuples autochtones.
Pour elle, il faut mener des actions de sensibilisation et soutenir des groupes d’hommes déterminés à changer ces normes sociales discriminantes.
Elyane Mukuna/Congoprofond.net
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
