Analyses et points de vue
Guerre et géopositionnement : Les enjeux de la désorientation dans l’Est de la RDC
La situation chaotique persistante dans l’est de la République Démocratique du Congo est exacerbée par des actes de guerre déstabilisateurs, tels que le brouillage du système de géopositionnement par satellite (GPS) par les rebelles du AFC-M23-RDF. Cette tactique controversée met en péril la sécurité des trajets aériens dans la région.
Elle soulève des inquiétudes quant à la navigation des avions entre Goma, Beni et Butembo. Les informations provenant de l’aéroport de Goma indiquent que les vols reliant Goma à Beni et Butembo rencontrent des difficultés majeures en raison du brouillage du GPS. Cette perturbation compromet la sécurité des passagers et des équipages.
Elle obligea les pilotes expérimentés à opérer sans assistance de géolocalisation. L’acte de brouillage du GPS par les rebelles soulève des questions sur les limites de la guerre moderne et sur l’impact dévastateur de telles actions sur les civils innocents. En altérant les systèmes de navigation essentiels, les combattants démontrent leur capacité à perturber non seulement les opérations militaires, mais aussi le quotidien des populations locales.
La suspension temporaire des vols vers Goma-Butembo et les difficultés de navigation vers Beni mettent en lumière les dangers auxquels sont confrontés les civils et les voyageurs dans une zone déjà marquée par l’instabilité et les conflits armés. La perturbation du GPS compromet la connectivité et l’accessibilité des régions touchées, entravant le développement économique et social.
Il est impératif que les autorités compétentes prennent des mesures pour sécuriser les trajets aériens et protéger les civils contre de telles attaques déstabilisatrices. La coopération internationale et la pression diplomatique peuvent jouer un rôle crucial dans la résolution des conflits en RDC et dans la prévention de nouvelles perturbations du GPS ou d’autres infrastructures vitales.
La guerre dans l’est de la RDC ne se limite pas aux affrontements armés, mais s’étend désormais à des tactiques insidieuses telles que le brouillage du GPS, mettant en danger la vie et la sécurité des civils. Il est urgent de trouver des solutions durables pour mettre fin à la violence et restaurer la stabilité dans la région, afin que les habitants puissent vivre en paix et en sécurité.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Actualité
Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture
L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.
Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.
Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.
La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.
Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
