Connect with us

Sécurité

Deux anciens journalistes de Goma rejoignent le M23 : Une trahison de la profession ou un appel à l’action désespérée ?

Published

on

Dans un retournement choquant de carrière, deux anciens journalistes respectés de Goma, Delion Kimbulumpu et Corneille Nangaa, ont rejoint les rangs du M23, un groupe rebelle actif dans la région. Leur choix radical a secoué la communauté journalistique et soulevé des questions sur les motivations derrière leur décision.

Delion Kimbulumpu, ancien de Radio Okapi et conseiller en communication des présidents de la Ceni, Abbé Apollinaire Malu-Malu, et Corneille Nangaa Yobeluo, ancien conseiller en communication de la ministre de la culture et des arts, a laissé derrière lui ses postes respectés pour se lancer dans une voie controversée rejoignant Magloire Paluku.

Ce dernier, initiateur de Radio Kivu One, est dans sa nouvelle affiliation au M23. Ces deux anciens journalistes ont choisi un chemin qui les sépare radicalement de leur passé professionnel. La décision de ces deux hommes soulève des questions profondes sur les pressions et les défis auxquels sont confrontés les journalistes en RDC.

Il y a ainsi une manie sur la nature changeante du paysage médiatique dans la région. Certains pourraient voir ce choix comme une trahison de leur profession et de leurs principes journalistiques, tandis que d’autres pourraient interpréter cela comme un acte désespéré de ceux qui dépendent de leurs mentors pour attirer l’attention sur les problèmes persistants dans la région.

Quelles que soient les motivations derrière ce choix radical, une chose est claire : l’évolution de ces anciens journalistes en militants rebelles met en lumière une réalité complexe et troublante. Leur histoire souligne l’importance cruciale de la liberté de la presse et de l’intégrité journalistique, tout en posant des questions difficiles sur le rôle des médias dans un contexte de conflit et de crise politique.

Alors que Delion Kimbulumpu et Magloire Paluku poursuivent leur nouvelle voie au sein de l’Alliance Fleuve Congo, un allié du mouvement terroriste rwandais M23, leur histoire continue de susciter des débats et des réflexions au sein de la communauté journalistique et au-delà. L’ancien Président de la CENI Corneille Nangaa Yobeluo dévient une sorte d’attraction et d’appât.

Leur transition de la salle de presse à la scène politique et militaire souligne les défis complexes auxquels sont confrontés les médias et les professionnels de la communication dans des environnements instables et en évolution rapide. L’on se rend compte de plus en plus d’un copinage malsain entre différents acteurs de la société congolaise.

En cette période tumultueuse, il est essentiel de rester vigilant et critique face aux multiples facettes de cette histoire. Les décisions de Delion Kimbulumpu et Magloire Paluku soulèvent des questions profondes sur l’éthique journalistique, la loyauté professionnelle et le rôle des médias dans la société congolaise confrontée à des crises multiformes.

Ces événements soulignent la nécessité d’un examen attentif et objectif de la manière dont les journalistes et les communicateurs naviguent dans des terrains politiques glissants, tout en maintenant l’intégrité et la responsabilité qui sont au cœur de leur métier. Le chemin est toujours rapide pour passer du sarcasme à la rébellion. C’est comme un orage qui empeste l’atmosphère.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

Published

on

L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

Continue Reading