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Politique

Scandale financier au sénat : Jean-Claude Katende salue la décision du ministre Mutamba de diligenter une enquête pour éclairer la lanterne

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Le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) soutient l’idée de diligenter une judiciaire à la chambre haute du parlement pour éclairer la lanterne au sujet des soupçons de scandale financier qui pèserait sur certains membres de l’ancien Bureau du Sénat.

Jean-Claude Katende estime qu’il est nécessaire que cette enquête judiciaire soit aussi menée à l’Assemblée nationale pour éclairer la lanterne.

« Je salue et soutiens cette action du ministre Mutamba. Il était temps d’auditer les comptes anciens et actuels du Sénat. Il serait mieux de pouvoir le faire aussi pour l’assemblée Nationale. Ces deux institutions ont toujours été gérées dans une opacité totale. La justice a aussi le devoir d’enquêter pour fixer le peuple sur les émoluments des députés nationaux. Combien un député national touche à titre des salaires. » A-t-il déclaré.

Dans une correspondance adressée ce samedi à l’inspecteur général de la Police judiciaire des parquets, le ministre Constant Mutamba a instruit ce dernier à diligenter en urgence cette enquête, avec le concours de l’Inspection générale des finances.

Il sied de rappeler que dans une lettre signée le 1er juillet, Tanguma Tomongonde Mossai, sénateur honoraire et président intérimaire du bureau sortant, avait saisi l’inspecteur général des finances au sujet de 8.092.000.000 francs congolais, soit 3 millions USD détournés, selon lui, par le bureau provisoire du Sénat.

A l’en croire, le bureau provisoire du Sénat a aussi détourné toute la dotation pour les émoluments du mois de mai 2024 de tous les sénateurs sortants et de tous les membres du bureau sortant, rappelant que la validation des mandats des nouveaux sénateurs n’a eu lieu que le 2 juin 2024.

Willy Theway/ CONGOPROFOND.NET

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Est de la RDC : Human Rights Watch accuse le M23 et l’armée rwandaise de graves exactions à Uvira

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L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch accuse les rebelles du M23 et des soldats rwandais d’avoir commis de graves violations contre des civils lors de l’occupation de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans un rapport publié ce jeudi 14 mai, l’ONG évoque notamment des exécutions sommaires, des viols, des disparitions forcées et des enlèvements survenus entre décembre 2025 et janvier 2026.

Des témoignages accablants recueillis sur le terrain

Selon Human Rights Watch, les enquêteurs ont rencontré plus d’une centaine de témoins, survivants et responsables locaux afin de documenter les violences commises après la prise d’Uvira par les combattants de l’AFC/M23 soutenus, selon l’organisation, par des éléments de l’armée rwandaise. L’ONG affirme que plusieurs civils non armés, dont des femmes et des mineurs, auraient été ciblés alors même que les forces gouvernementales congolaises avaient déjà quitté la ville.

Parmi les récits recueillis figure celui d’un père ayant perdu quatre de ses fils, exécutés dans leur maison par des hommes armés accusant les victimes d’être proches des groupes d’autodéfense wazalendo. D’autres témoignages font état de violences sexuelles commises contre des femmes parties chercher de la nourriture dans les zones agricoles autour de la ville.

Human Rights Watch parle de possibles crimes de guerre

Pour l’organisation, la nature des actes documentés pourrait relever de crimes de guerre. Human Rights Watch estime également que le rôle joué par les forces rwandaises dans cette occupation renforce les accusations selon lesquelles Rwanda agirait directement aux côtés du M23 dans l’est congolais, ce que Kigali continue de nier.

L’ONG appelle la communauté internationale à intensifier les enquêtes indépendantes et à sanctionner les responsables présumés des abus. Elle demande aussi une meilleure protection des civils dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, régulièrement secouées par les affrontements armés.

Une situation sécuritaire toujours explosive à Uvira

La ville d’Uvira reste au cœur des tensions dans le Sud-Kivu malgré le retrait annoncé du M23 en janvier dernier. Plusieurs rapports évoquent encore des violences, des déplacements massifs de populations et la découverte de fosses communes après le départ des rebelles. Les autorités congolaises et les groupes armés locaux continuent de s’accuser mutuellement de nouvelles violations contre les civils.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

 

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