Provinces
Le maire de Kolwezi, Jacques Masengo Kindele, précise : « Aucune opération Kaniama Kasese n’est organisée ! »
Le maire de la ville de Kolwezi dans la province de Lualaba, en République démocratique du Congo, Jacques Masengo Kindele, dément n’avoir pas autorisé une quelconque opération dite « Kaniama Kasese », dans cette agglomération.
C’est la substance d’un communiqué adressé à ses administrés et rendu public le vendredi 14 juin dont une copie est arrivée à la rédaction CongoProfond.net.
» À cet effet, j’exhorte mes administrés à se méfier des rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux troublant la quiétude de la paisible population dans notre ville et les appelle à dénoncer tout cas allant dans ce sens auprès des autorités compétentes« , indique le document.
L’opération « Kaniama Kasese consiste à arrêter les jeunes gens par force pour les faire enrôler dans l’armée régulière.
» Cette opération s’effectue pendant la journée tout comme la nuit. Les militaires des FARDC et les éléments de la Police peuvent débarquer à tout moment à bord d’une djeep et arrêter toute personne quelque soit l’identité que cette dernière aurait brandie« , explique un jeune du nom de Josué, à notre rédaction.
Cette opération met en mal la quiétude de la paisible population dans cette partie du pays.
En outre, les autorités urbaines avaient lancé l’opération « zéro shegué » la semaine dernière. Cette opération consiste €€à arrêter les jeunes brigands éparpillés dans les rues de Kolwezi et posent des actes criminels à leur passage.
» Ce qu’on ne comprend pas c’est que, si l’opération consistait à arrêter ne fût-ce que les brigands, mais pourquoi même les travailleurs qui brandissent leurs pièces d’identité ne sont pas relaxés ! Avant-hier , une femme enceinte est tombée dans le filet des patrouilleurs, il a fallu que son homme donne une somme colossale de 500.000 FC pour qu’elle soit libérée« , renchérit la même source.
Willy Theway/ CONGOPROFOND.NET
Actualité
Nord-Kivu : L’ASBL ACCORD a assisté 250 ménages vulnérables à Butembo en 2025
L’ASBL Action de compassion, réconciliation et développement (ACCORD) a apporté une assistance humanitaire à 250 ménages vulnérables dans la ville de Butembo au cours de l’année 2025. C’est ce qui ressort du rapport annuel présenté ce lundi 26 mai 2026 à l’autorité urbaine par le secrétariat exécutif de l’organisation.
Selon Moïse Mitavo, les bénéficiaires de cette aide sont principalement des personnes déplacées par les conflits armés, réparties dans les quatre communes de la ville de Butembo. L’organisation indique avoir distribué des vivres, des biens non alimentaires ainsi que des vêtements afin de soulager les conditions de vie de ces familles affectées par la crise sécuritaire dans la province du Nord-Kivu.
« Dans le cadre humanitaire, nous nous félicitons d’avoir assisté au moins 250 ménages en vivres et non-vivres. Nous leur avons aussi donné des habits », a déclaré Moïse Mitavo.
Des actions pour l’autonomisation des victimes
Au-delà de l’aide d’urgence, l’ASBL ACCORD affirme avoir misé sur l’autonomisation des populations vulnérables. Grâce à un appui en semences agricoles obtenu auprès du ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, l’organisation a procédé à leur distribution auprès des bénéficiaires afin de renforcer leur capacité de production et favoriser leur résilience économique.
L’organisation humanitaire a également mené plusieurs actions sociales en faveur des malades, des orphelins ainsi que des enfants issus de violences sexuelles, dont certains ont pu être réinsérés dans leurs communautés respectives.
Un appel au soutien pour poursuivre la mission humanitaire
Basée à Butembo, l’ASBL ACCORD œuvre depuis plusieurs années dans l’accompagnement des couches les plus vulnérables, notamment les déplacés de guerre, les orphelins et d’autres personnes marginalisées par la société.
Face à l’ampleur des besoins humanitaires dans la région, l’organisation lance un appel à l’appui des partenaires et des personnes de bonne volonté afin de poursuivre ses missions d’assistance et de réinsertion sociale.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
