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Analyses et points de vue

Entre deuil et démesure : La confusion congolaise

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Au cœur de la République Démocratique du Congo, un paradoxe saisissant se déploie : une nation meurtrie par des décennies de conflits et d’exploitation, où les souffrances de millions de citoyens se heurtent à une élite politique qui s’adonne à des festivités opulentes et mondaines.

Cette dualité entre la douleur du peuple congolais et l’exubérance affichée par ses dirigeants soulève des questions cruciales sur l’identité et la conscience collective du pays. Alors que plus de 12 millions d’âmes ont succombé aux affres de la guerre et de l’exploitation, la scène des concerts mondains et des célébrations chrétiennes semble révéler une dissonance profonde au sein de la société congolaise.

L’image d’une élite politique dégustant du champagne, s’affichant en couple dans un luxe ostentatoire, contraste violemment avec la réalité quotidienne du peuple, plongé dans la misère et la désolation. Cet étalage de richesse et d’insouciance au milieu d’une nation en deuil et en détresse soulève des interrogations sur l’empathie et la responsabilité des dirigeants congolais.

Comment peuvent-ils participer à de telles célébrations alors que le peuple souffre, que les cicatrices des conflits persistent et que les ressources du pays sont pillées sans vergogne ? Cette confusion congolaise, mêlant la tragédie et la frivolité, met en lumière les fissures profondes de la société et la crise morale qui la traverse.

Alors que des millions de vies ont été sacrifiées sur l’autel de la cupidité et de la violence, l’élite politique semble détachée de cette réalité, préférant se perdre dans les plaisirs éphémères de la fête et de l’opulence. Face à cette dualité déchirante, il apparaît crucial de questionner les fondements de la gouvernance et de la solidarité en RD Congo.

Comment concilier la mémoire des défunts, la souffrance des survivants et l’avenir de la nation avec une élite politique qui semble étrangère à la douleur de son peuple ? La confusion congolaise révèle ainsi un besoin urgent de réconciliation, de justice et de changement pour que le Congo puisse enfin guérir de ses plaies et se reconstruire sur des bases plus justes et plus humaines.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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