Société
La confusion des amateurs : Quand les mots perdent leur sens
Dans le monde de l’écriture amateur, il est parfois difficile de distinguer la vérité du mensonge, la logique de la confusion. Un regard critique sur certains articles révèle des pratiques troublantes qui remettent en question la crédibilité de ces soi-disant auteurs.
Premièrement, il est frappant de constater comment ces amateurs empruntent nos mots sans réellement les comprendre et surtout les reconnaître publiquement. Leur phraséologie, souvent maladroite et mal maîtrisée, révèle une superficialité dans leur approche de l’écriture. En omettant des détails cruciaux tels que les liens politiques entre le Gouverneur provisoire Jean Bakomito Gambu et le chef rebelle de l’AFC-M23 Corneille Nangaa Yobeluo qui est pourtant frère biologique de Christophe Baseane Nangaa son principal allié et oncle de Wamba, ils se contredisent et dévoilent leur partialité.
De plus, l’utilisation incorrecte de termes complexes comme « jérémiades » transformé en « geremiades » souligne leur ignorance et leur manque de rigueur. Critiquer un challenger avec un score de 11-9 comme un « échec cuisant », c’est dire à quel point ces scribes d’un soir ignorent le sens intrinsèque des mots tout en minimisant les réalisations exceptionnelles du Grand Chef Constant Lungagbe Mbatanadu accomplies en seulement 45 jours de campagne contre des adversaires politiques qui ont toujours passé leur existence à préparer les prochaines élections est non seulement injuste mais démontre une incompréhension flagrante des enjeux politiques en jeu.
Enfin, pointer du doigt quelqu’un pour ne pas soutenir le chef de l’État tout en ignorant les alliances politiques du gouverneur provisoire et de son vice-gouverneur qui ne sont pas issus du parti présidentiel révèle un manque criant de cohérence et d’objectivité. Défendre un avocat et bâtonnier en fustigeant la saisine et le rôle de la justice alors que lui-même d’abord invalidé pour fraudes industrielles et qui n’a trouvé son salut électoral national et provincial à la députation par cette dernière voie est un labyrinthe de contradictions tout simplement ahurissant.
L’écriture amateur peut être une source de diversité et de fraîcheur, mais elle nécessite une responsabilité et une rigueur que certains semblent malheureusement négliger. Il est temps de réévaluer nos standards et de demander plus de transparence et d’intégrité dans le paysage médiatique, même s’il faut remettre en question les fondements mêmes de certains articles. La prochaine fois que d’aucuns rêveraient de s’attaquer à un professionnel qu’ils s’assurent au moins d’en avoir le niveau requis
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
