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Journalisme, Sociologie et Caricature conciliés dans l’ouvrage  » Sociologie du journalisme des problèmes publics à la croisée des discours : caricature et élection présidentielle en RDC »

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Oeuvre de Patient Ligodi ( Journaliste), Achille Bundjoko( Professeur) et Thembo Kashauri dit « Kash » ( Caricaturiste), ce livre sorti fraîchement des éditions MABIKI à Bruxelles (Belgique) a été porté sur les fonts baptismaux, ce jeudi 23 mai 2024, dans la salle multifonctionnelle du Musée National de la RDC (MNRDC), par le professeur Pierre Nsana aux côtés d’un professeur de la Francophonie.

Avec ses 280 pages, cette nouvelle parution est une conciliation du journalisme, de la sociologie et de l’art caricatural durant les élections présidentielles de 2023 en République Démocratique du Congo.

Assistant d’enseignement à l’IFASIC, journaliste et Directeur du quotidien ACTUALITE.CD, Patient Ligodi a, à l’occasion de ce vernissage, plaidé pour un journalisme indépendant qui s’insère dans la recherche et la construction de l’opinion publique et le discours politique en période électorale aux fins de proposer des solutions dans la société. D’où son appel de secours au CSAC qui devrait mettre à la disposition du journaliste des moyens nécessaires afin d’être à la hauteur des enjeux des plateformes numériques et des capacités des candidats présidents en cette période cruciale dans un État démocratique.

« Nous sommes considérés comme une armée numérique, et nous devons être nourris pour être en mesure de faire notre travail sans être imposé et manipulés« , a dit Patient Ligodi.

Engagement de la sociologie dans un discours public

De son côté, le professeur Achille Bundjoko, Docteur en Sciences de l’information et de la Communication et licencié en Philosophie, met en avant-plan réfléchi la production de cet ouvrage sur les tactiques de communication et les véritables enjeux sociaux.

Il épingle plusieurs points dont les plus importants sont la définition du problème, la construction du sens et la privatisation. » L’étape la plus difficile dans la logique d’action dans une période électorale est la popularisation qui tient compte la manière de communiquer, et les cibles des discours politiques. Chacun, hommes politiques et journalistes, devait être mis à sa place pour une bonne communication tant au public qu’à la foule aux fins de les épargner les discours de haine en cette période.

La caricature, une réponse à l’imaginaire sociale

Notons que cet ouvrage n’est pas seulement une plongée dans les dynamiques entre le journalisme et la sociologie mais également de l’art de la caricature.

Muhindo Kashauri Thembo « Kash » a alimenté le décor et redoré l’image de cette réalisation avec de l’art caricatural en se nourrissant de ce que disent les Congolais à l’égard des discours politiques.

« Je pense que la caricature est un travail socio-politique« , déclare Thembo Kash qui traque et descelle les non-dits des politiciens, donne de la voix à la population congolaise avec une touche particulière et un sens d’humour qui garde sa pertinence dans la société.

Cette cérémonie a été marquée par la présence de certains professeurs d’universités, en particulier ceux de l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication (IFASIC), des chercheurs, la presse congolaise, et le représentant à Kinshasa des éditions MABIKI.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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