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CSAC : L’émission « Bosolo na Politik » temporairement suspendue pour manquements déontologiques
Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) a annoncé la suspension pour 30 jours de l’émission « Bosolo na Politik » sur toutes les chaînes de télévision du pays.
D’après le CSAC, il est reproché à Israel Mutombo, présentateur de ladite émission, d’avoir tenu, ce mardi 14 mai, des propos empreints des mépris et de dénigrement avec intention de nuire au droit civil et politique du député national Christophe Mboso N’kodia Pwanga, en annonçant sa mort sur la scène politique sous pretexte de son âge, en le comparant au cas de l’artiste musicien Papa Wemba.
Dans son communiqué, le régulateur audiovisuel a justifié cette suspension conservatoire par le souci de « préserver la dignité, l’honneur et la réputation » des personnalités politiques, conformément aux textes qui encadrent l’exercice de la profession médiatique dans le pays.
Il convient de savoir que,
la suspension de l’émission « Bosolo na Politik Officielle » pour une durée d’un mois vise à envoyer un signal fort aux professionnels des médias, les appelant à plus de responsabilité et de respect des normes déontologiques dans le traitement de l’information politique.
Le CSAC a indiqué que cette mesure conservatoire pourrait être prolongée ou aggravée en fonction de l’évolution de la situation.
Ainsi, le diffuseur Bosolo TV et le présentateur Israël Mutombo disposent d’un recours possible contre cette décision
Elyane Mukuna/congoprofond.net
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
