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Si c’est moi qui deviens PRÉSIDENT de la RDC ! ( Tribune du Pr Lokongo)
1. Je suspends l’Assemblée Nationale et le Senat car j’estime que la RDC N’A PAS BESOIN D’UNE ASSEMBLÉE NATIONALE ET D’UN SENAT BUDGETIVORES !
Est-ce que notre Parlement (Assemblée Nationale + Sénat) assure-t-il vraiment le contrôle de l’exécutif ?
Non! C’est un parlement tampon entretenu par les billets verts lui déversés par l’Exécutif en contrepartie de l’achat de son silence sur tous les dossiers et décisions sensibles susceptibles de faire agiter et déranger le pouvoir et menacer sa survie.
A sa place, j’établis, moyennant la révision de la Constitution bien entendu, un gouvernement éléphantesque, soit-il, mais à la taille du Grand Congo Démocratique, et au sein duquel chacun des 145 territoires plus les villes seront représentés.
Les élections présidentielles dont les campagnes sont menées grâce aux fonds du trésor public au profit du parti au pouvoir seront supprimées.
Ne seront organisées en RDC que les élections des députés nationaux suivies des élections locales, y compris des chefs de territoires et chefs des secteurs.
Les députés des villes seront élus non pas par commune mais au niveau de chaque point cardinal. Ainsi Kinshasa, par exemple, aura quatre représentants au gouvernement issus de Kin ouest, Kin Est, Kin Centre, Kin nord. Tous ces députés issus des 145 territoires et des villes, élus à l’issue des élections locales au niveau de la base suffiront pour faire tout le travail. Leurs adjoints arrivés à la deuxième pourront chapeauter les cours et tribunaux, entreprises publiques, les services secrets, l’armée, la police, etc. Tout dépendra de la compétence de chacune et de chacun des élus.
Les 145 députés élus au niveau des territoires plus les villes et leurs adjoints établiront un projet de société ou projet national commun sur tous les plans, qui s’étendra sur toute l’étendue du territoire national, et qui ne sera contesté par personne parce que consensuellement établi, écartant toute forme d’opposition à un tel plan qui incarne l’intérêt national suprême.
Ce n’est qu’après cela que les 145 députés nationaux représentants les 145 territoires plus les villes et leurs adjoints éliront chaque responsable à chaque poste (DG, ADF, etc.) et puis le Président de la République, issu soit du Congo Central, de Kinshasa, du Grand Équateur, de la Grande Orientale, du Grand Bandundu, du Grand Kasaï, du Grand Kivu et du Grand Katanga, à tour de rôle, bien entendu et ne pouvant exercer le pouvoir que pendant un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois (si on a bien fait pendant le premier quinquennat). 10 candidats entreront en compétition après les primaires jusqu’à ce que le meilleur soit élu.
Dans ce contexte, il sera très difficile pour le président de la République de centraliser tous les pouvoir. Le Président a surtout le rôle important de coordination et de surveillance.
Le dérapage ne sera pas permis car tous formeront une toile d’araignée et les incompétents et les corrompus seront vite remarqués, démasqués et débarqués.
Si quelqu’un est élu député à partir de son territoire ou au niveau d’un point cardinal de sa ville et il devient ministre, il servira le pays tout entier et non son ethnie sur base d’un plan de reconstruction nationale consensuellement établi. Il est comme un anneau dans la chaîne. Tous forment une toile d’araignée.
En plus le président sera élu par tous les représentants de chaque territoire plus les villes et leurs adjoints et là on écartera la corruption et le tribalisme.
Ça sera vraiment salutaire pour la RDC notre pays étant donné qu’un tel gouvernement jouera le rôle de parlement et de gouvernement à la fois et je ses membres toucheront le même salaire qui reflète le niveau de vie du peuple pour leur service à la fois comme député et ministre ou PDG.
Le contrôle de l’exécutif sera assuré volontairement par les comités de pouvoir populaire, de la base au sommet, du niveau local jusqu’au niveau national. Quand on établit un plan national consensuellement accepté par tous les représentants de chaque territoire plus les villes, qui aura encore besoin d’un million de partis politiques en RDC ? Les querelles politiciennes n’auront plus leur raison d’être.
Prof Lokongo
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
