Analyses et points de vue
Les manœuvres politiques d’une famille en quête de pouvoir
Le récent retour à Isiro de Monsieur Celestin BEKABISIYA, père biologique de l’actuel gouverneur provisoire de la province du Haut-Uélé Monsieur Jean BAKOMITO Gambu, après son échec électoral tumultueux à Buta dans le Bas-Uélé, soulève des questions troublantes sur les pratiques politiques et les ambitions de cette famille influente.
Papa Celestin Bekabisiya est l’illustration de cette confusion qui dérange beaucoup de gens. C’est connu qu’il a passé une très bonne partie de sa vie dans le Haut-Uélé bien qu’il soit du Bas-Uélé. Pour des raisons politiques, il a choisi sa province pour postuler. Après son échec électoral, il revient dans le Haut-Uélé où son fils est provisoirement proclamé vainqueur.
Avec des membres occupant des postes clés dans différentes provinces, notamment par le biais de liens biologiques, le désir persistant de contrôler et d’influencer toutes les provinces voisines par des moyens douteux ne passe pas inaperçu. Cette saga politique est marquée par des éléments évoquant la corruption, des intérêts économiques obscurs et une soif insatiable de pouvoir.
L’idée de conquérir des territoires par la tromperie et la manipulation met en lumière une dynamique préoccupante au sein de cette famille, dépassant les limites de l’éthique et de la légalité. Il est impératif de questionner les motivations derrière ces actions et de rester vigilants face à toute forme de tricherie ou d’abus de pouvoir.
L’impact de telles pratiques sur la gouvernance, l’équité et le bien-être des citoyens ne peut être sous-estimé. Il est temps de demander des comptes, de promouvoir la transparence et l’intégrité, et de veiller à ce que le jeu politique ne se transforme pas en un terrain de jeu pour les intérêts personnels et égoïstes d’une élite en quête de domination à tout prix.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Actualité
Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture
L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.
Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.
Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.
La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.
Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
