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Actualité

UCC: Professeurs, assistants et étudiants se retirent pour un ressourcement spirituel

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La matinée de ce samedi 11 mai 2024 a été riche et bénéfique pour le corps académique et étudiant de l’Université Catholique du Congo. Une retraite spirituelle a été organisée par l’aumônerie de l’université sur le site de Limete, destinée aux étudiants, aux professeurs et aux assistants scientifiques.

Réunis dans la salle de lecture, les étudiants ont reçu des enseignements précieux dispensés par l’Abbé Jean-Collins MPANGALA, prêtre du diocèse de Luisa et chercheur en théologie et santé publique à la même université, sur le thème : « Maladie, possession et exorcisme : ce qu’en dit l’Église ». De l’autre côté, la retraite du corps enseignant a été animée par le Révérend Abbé Paul Nzinga, prêtre du diocèse de Boma et doyen de la faculté de communications sociales de l’UCC, qui a abordé le sujet de l’espérance en la résurrection du Christ.

À la fin de ces enseignements de qualité, une messe commune a été célébrée dans la chapelle du campus de Limete, présidée par le Professeur Abbé Paul Nzinga. Dans son homélie, l’officiant a rappelé le sens et l’importance du travail synodal. « Professeurs, assistants et étudiants, chacun à son niveau et selon ses compétences, contribue à la construction de l’Église, de la Société et de l’Université », a-t-il souligné.

À la fin de cette belle célébration eucharistique, le Professeur Abbé Grégoire MALOBA, prêtre du diocèse de Kabinda et aumônier de l’Université Catholique du Congo, a remercié tous les participants pour les sacrifices consentis en vue de la réussite de cette importante activité.

Une collation fraternelle a clôturé cette journée de ressourcement en beauté.

Régis NGUDIE/Congoprofond.net

Politique

RDC : Andy Bemba évoque « La formation plus rapide du gouvernement et la réduction de sa taille » comme l’une des raisons principales de la réforme constitutionnelle

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Le débat sur la révision constitutionnelle rebondit dans le paysage politique congolais. Pour Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), la question ne se limite pas à des ajustements techniques : il s’agit de repenser l’efficacité de l’État face aux urgences du pays.

« L’une des raisons pour lesquelles il nous faut revoir notre Constitution, c’est la nécessité d’une formation rapide du gouvernement et d’une réduction de sa taille », déclare-t-il. Selon lui, l’architecture actuelle ralentit la mise en place des équipes gouvernementales et alourdit le fonctionnement de l’exécutif.

Andy Bemba défend l’idée d’un « État plus léger, plus efficace et moins coûteux ». Dans sa logique, une équipe gouvernementale resserrée permettrait de réduire les dépenses de fonctionnement tout en accélérant la prise de décision. « Cela permettrait une meilleure gouvernance et des décisions plus rapides face aux défis du pays », insiste-t-il.

Le leader de Nouvelle Pensée pointe un problème récurrent : les longs délais de formation des gouvernements après les élections ou les remaniements. Ces périodes de transition, dit-il, bloquent l’action publique alors que les besoins en matière d’infrastructures, de sécurité, d’éducation et de santé restent urgents. Un exécutif plus restreint, avec des portefeuilles clairement définis, éviterait selon lui les chevauchements de compétences et les blocages politiques.

Au-delà de la taille, c’est la logique de gestion de l’État qui est visée. Andy Bemba estime qu’un gouvernement pléthorique génère des coûts inutiles qui pèsent sur le budget national sans garantir de meilleurs résultats. « Moins coûteux » ne signifie pas moins ambitieux, précise-t-il, mais plus rationnel dans l’allocation des ressources humaines et financières.

Cette position s’inscrit dans un débat plus large sur la réforme des institutions. Plusieurs acteurs politiques et de la société civile réclament depuis des années une rationalisation de l’appareil d’État pour le rendre plus réactif. Pour Andy Bemba, la Constitution doit encadrer ces changements afin d’éviter que la formation du gouvernement ne devienne un marchandage politique au détriment de l’intérêt général.

L’enjeu, conclut-il, est de donner au pays un exécutif capable d’agir vite et bien selon les besoins de la population. Dans un contexte où les défis économiques et sécuritaires s’accumulent, « La rapidité et l’efficacité ne sont plus un luxe, mais une nécessité ».

La proposition relance la question : la révision constitutionnelle doit-elle se limiter à des aspects politiques ou intégrer une réforme profonde du fonctionnement de l’État?

Blaise ABITA ETAMBE

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