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Analyses et points de vue

Dépendance mentale : Les autorités congolaises prisonnières de l’ombre occidentale

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Dans un monde en quête de souveraineté et de voix indépendantes, les autorités congolaises semblent piégées dans un véritable labyrinthe de l’influence occidentale, où chaque décision est dictée par la crainte du jugement extérieur. Le regard de ce qu’elles appellent affectueusement « communauté internationale » compte plus à leurs yeux que l’expression et les besoins du peuple congolais.

Au lieu de forger une identité nationale forte, elles semblent danser au rythme des attentes étrangères, sacrifiant ainsi la liberté de pensée et d’action au profit de la validation internationale. Cette marionnette de l’opinion occidentale entrave non seulement le progrès du pays, mais compromet également la possibilité de bâtir une nation authentique, ancrée dans ses propres valeurs et aspirations.

En rejetant constamment les normes et les attentes locales pour embrasser celles de l’extérieur, les autorités congolaises se condamnent à un cycle perpétuel d’inféodation intellectuelle. Il est temps de briser les chaînes invisibles qui entravent la pensée et l’action, de rejeter la tutelle mentale qui bride l’essor du Congo.

Se libérer de cette captivité intellectuelle implique un renouveau radical, une renaissance de la confiance en soi et en la capacité du pays à définir son propre destin, indépendamment des regards critiques étrangers. L’heure est venue pour les autorités congolaises de se défaire de ces entraves mentales, de se libérer du joug de l’approbation internationale et d’embrasser pleinement les idéaux nationaux.

Ce n’est qu’ainsi qu’elles pourront véritablement commencer à construire une nation forte, fière et authentique, façonnée par la volonté et la vision de son propre peuple. Il est temps pour les autorités congolaises d’élever les mots, pas la voix. C’est la pluie qui fait pousser les fleurs, pas le tonnerre.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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