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Analyses et points de vue

Le pouvoir du silence : Distinguer le fou du sage

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Au cœur du tumulte des mots et des discours, une vérité intemporelle émerge : on reconnaît un fou à son verbiage incessant et un sage à son silence. Alors que le monde moderne vénère souvent la loquacité et la rhétorique flamboyante, il est dans le silence que réside parfois la plus grande sagesse. Il est parfois plus éloquent que de tonnes d’inepties débitées.

Le fou, emporté par le tumulte de ses propres pensées débridées, révèle sa nature erratique à travers un flot ininterrompu de paroles. Son discours, souvent confus et dépourvu de sens, trahit une absence de maîtrise et de discernement, révélant ainsi son état intérieur chaotique.

En contraste, le sage se distingue par sa retenue et sa capacité à écouter attentivement avant de parler. Son silence n’est pas le reflet d’une vacuité d’idées, mais plutôt le signe d’une profonde réflexion et d’une compréhension nuancée du monde qui l’entoure. Parler peu mais parler bien, voilà la marque du sage.

Dans une société qui glorifie souvent l’expression bruyante et effervescente, il est essentiel de se rappeler que la véritable sagesse réside parfois dans le pouvoir du silence. Apprendre à reconnaître la valeur du calme et de la réflexion profonde peut nous aider à distinguer le bruit superficiel de la véritable substance, et à trouver la clarté au milieu du tumulte.

Que ce soit dans le bavardage incessant du fou ou dans le silence éloquent du sage, chaque mot (ou absence de mot) révèle une facette de la complexité humaine. Apprenons à écouter non seulement ce qui est dit, mais aussi ce qui n’est pas dit, car c’est souvent dans le silence que se cachent les vérités les plus profondes et les plus éclairantes.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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