Analyses et points de vue
Le duel moral de l’élection de Jean Bakomito Gambu : Entre l’intégrité et la corruption
L’élection du Gouverneur Jean Bakomito Gambu dans la province du Haut-Uélé a révélé un choix crucial entre deux philosophies radicalement opposées. D’un côté, l’appel à l’intégrité, à la dignité et au respect des principes moraux essentiels pour la renaissance collective incarné par Sa Majesté Constant Lungagbe Mbatanadu.
De l’autre, l’ombre menaçante du gangstérisme, de la voyaucratie et de la corruption, sapant les fondements mêmes de notre société. Cette vision assumée et portée au sommet du pouvoir provincial par le récidiviste en la matière Monsieur Jean Bakomito Gambu, neveu de l’ancien gouverneur sorti par les urnes Christophe Baseane Nangaa, frère biologique du chef rebelle de l’AFC-M23 Corneille Nangaa Yobeluo qui vient de s’emparer de la ville de Rubaya.
Dans ce duel, se dessine une bifurcation claire : soit embrasser la voie exigeante de l’éthique et de la transparence pour ériger des bases solides de gouvernance, soit sombrer dans l’abîme de la compromission, de l’enrichissement illicite et de la trahison des valeurs communes. Certains emploient leur engagement public à s’enrichir, et la richesse à rajeunir.
Accorder une légitimité à la tromperie, au pillage des ressources au détriment de nos concitoyens, ou encore se complaire dans les faveurs empoisonnées de ceux qui cherchent à dissimuler leurs méfaits, revient à condamner notre nation à une déchéance morale irréversible. L’expérience dans la mesure où elle est autre chose qu’un constat implique la préexistence de la raison.
Ainsi, au cœur de cette joute politique, réside la question fondamentale : la quête incessante de justice et de transparence ne constitue pas seulement un devoir, mais elle façonne également les personnalités politiques en modèles à suivre, tissant ainsi le fil ténu entre l’héritage du passé et l’espoir d’un avenir meilleur pour la province du Haut-Uélé et la nation congolaise tout entière.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Actualité
Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture
L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.
Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.
Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.
La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.
Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
