Connect with us

À la Une

RDC : 350 « Kulunas » kinois conduits à Kaniama Kasese pour une formation paramilitaire   

Published

on

Des jeunes délinquants embarqués à Kaniama Kasese, ce mardi 16 avril, pour un programme de rééducation et de formation à plusieurs métiers. Ce 1er groupe de 350 délinquants constitue une partie des 2.000 qui seront mis à la disposition du Service National( SN).

Ces 350 kulunas sont ceux remis par le gouverneur de Kinshasa, Gentiny Ngobila, au commandant du Service National, le général-major Jean-Pierre Kasongo Kabwik. Ils ont été emmenés mardi à Kaniama Kasese pour une formation paramilitaire qui sera suivie de l’apprentissage des métiers afin de faire d’eux des « Bâtisseurs de la Nation ».

Occasion pour le général Kasongo Kabwik de faire une mise en garde à ces nouveaux pensionnaires du centre de formation et d’encadrement « Félix Antoine Tshisekedi » afin d’éliminer de leurs esprits des attentes d’un parcours fait de roses.

 » Le gouverneur a dit qu’ils allaient être formés à des métiers. Ils ont acclamé.  Qu’ils ne pensent pas que tout sera rose à Kaniama Kasese. Ce n’est pas un hôtel à 5 étoiles, mais pas non plus un mouroir », a d’entrée de jeu déclaré le Général Kasongo Kabwik.

Puis d’ajouter :  » Ce programme vise le changement des jeunes dans la rigueur et la discipline en vue d’aboutir à des bons citoyens engagés dans la reconstruction du pays. Cependant, une initiation au civisme et au patriotisme s’avère efficace en amont ».

Selon cet officier supérieur de l’armée, il faut amener les jeunes à la transformation dans la discipline. « Il faudra au préalable un encadrement civique et patriotique. Qu’ils comprennent et qu’ils reconnaissent leurs méfaits, qu’ils soient transformés. Et après, ils vont passer à la prochaine étape ».

Rappelant les objectifs du Service National et les valeurs sur lesquelles il se fonde, le général a martelé que le Service National n’est pas une poubelle, ni un dépotoire pour tous les Kulunas.  » Dans le briefing de la police, il est indiqué qu’il y avait un grand nombre qui est déféré devant la justice. Nous ne prendrons pas tout le monde et ce n’est pas tous les jours que nous reviendrons pour prendre des Kulunas ».

Il convient de noter que le Service National a réitéré sa disposition à remplir sa mission qui n’a pas pour finalité de mettre fin au mouvement de Kulunas, mais d’encadrer la jeunesse désœuvrée de façon globale.

Bubanji Kadiebu Monica/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

Published

on

Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

Continue Reading