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Pool Malebo Stand-Up Comedy » au Pullman : Les Brazzavillois M’Vata/Rose Digital et les Kinois Emanu Tara/Hervé Mukendi ont cassé la baraque !
La grande soirée d’humour dénommée « Pool Malebo Stand-Up Comedy » a vécu ce vendredi 12 avril au Pullman Hôtel de Kinshasa. À l’affiche, des jeunes humoristes de deux rives du fleuve Congo : Kinshasa et Brazzaville.
En effet, au cours de ce troisième spectacle de l’année 2024, le rire était au rendez-vous dans la salle. Dans une ambiance électrique, l’assistance a vivement communié avec les artistes sur le podium par des cris et rires aux éclats, notamment lorsque l’humoriste Emanu Tara a lancé : «Il faut avoir de l’argent dans la vie. Prions que nos parents aient de l’argent ! ».
Dans cette même atmosphère, Herve Mukendi de la RDC a présenté un sketch dans lequel il apostrophe :« les gens interviewés au magazine Kin-Makombo de Molière Télévision sont compliqués. Pour eux, le nom de tout journaliste est papa Molière ! Tu verras:
– Bonjour monsieur !
– Bonjour Papa Molière, que ça soit une journaliste ! »
Cette initiative de mettre en lumière les artistes humoristes de deux rives est de Dauphin Zangani.
« L’initiative est partie d’un constat qu’il n’y avait pas beaucoup de scène pour mettre en valeur nos artistes, de faire découvirir les talents locaux de Brazzaville et Kinshasa. Si vous regardez bien nos humoristes, ils sont plus connus ailleurs qu’ici. C’est l’une des motivations qui a fait voir le jour à Pool Malebo Stand-Up Comedy qui existe depuis 5 ans », a expliqué le manager Dauphin Zangani.
Et de rajouter: » A la base, nous avons mis cette scène avant tout pour les artistes de deux rives, mais nous sommes ouverts aussi aux talents d’autres cieux. D’ailleurs, on a déjà accueilli, il y a quelques années, un artiste qui est venu de Burundi : Michael Sengazi. Et très prochainement, nous verrons aussi d’autres nationalités, voire des Belges et Français qui vont prester sur la scène de Pool Malebo… ».
Toutefois, Dauphin Zangani a révelé qu’il souffre de l’accompagnement et du sponsoring.
« Organiser un événement de cet ampleur demande beaucoup d’investissements et nous, on fait c’est ce qu’on peut. Quand les sponsors vont croire à ce que nous faisons, nous allons encore aller plus loin. Mais pour l’instant , nous souffrons encore des moyens », a t-il eclairé, tout en rassurant son ouverture à toute forme de partenariat.
En guise de conclusion, le prometteur de ce spectacle souligne que l’idée n’est pas que de l’organiser en plein centre-ville, mais de vendre l’humour à un standard un peu plus élévé ! »
Glody Bukasa / CongoProfond.net
À la Une
« Félix Tshisekedi est et reste notre choix » : Dany Mukendi Wa Dinanga plaide pour une nouvelle Constitution et la poursuite du leadership présidentiel
Pour Dany Mukendi Wa Dinanga, figure de la Mouvance Présidentielle et observateur de la vie politique congolaise, le débat sur l’avenir institutionnel de la RDC ne doit être ni tabou ni confisqué. Dans une intervention remarquée, il défend le droit du peuple congolais à repenser son pacte constitutionnel, tout en réaffirmant son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme le garant de la souveraineté nationale et de l’essor économique du pays.

Le référendum, un droit constitutionnel du peuple
Dany Mukendi estime qu’il est parfaitement légitime pour les Congolais de réfléchir à leur avenir et aux mécanismes de gouvernance de leur pays.
Selon lui, la Constitution doit être l’expression de la volonté populaire et non le produit d’influences extérieures.
À l’en croire, la loi fondamentale offre déjà un cadre permettant d’engager cette réflexion. Il rappelle qu’une initiative populaire réunissant au moins 100.000 signatures peut conduire à l’organisation d’un référendum, convoqué de droit par le Chef de l’État à l’initiative populaire. « Le temps n’est pas suspect. Deux ans avant la fin d’un mandat présidentiel, il est normal que le peuple réfléchisse à son avenir et à la Constitution qu’il souhaite », soutient-il.
Guerre dans l’Est : une nuance juridique
Face aux critiques selon lesquelles un référendum ne pourrait être organisé dans le contexte sécuritaire actuel, Dany Mukendi apporte sa propre lecture juridique.
Selon lui, la Constitution évoque une situation de guerre déclarée, alors que ni la RDC ni le Rwanda n’ont officiellement déclaré les hostilités. « Nous sommes dans une guerre de fait et non dans une guerre déclarée. Cela n’empêche pas, selon notre compréhension du droit, de lancer une pétition et d’aboutir à un référendum », affirme-t-il.
Il souligne également que le texte constitutionnel n’impose pas que les 100.000 signatures proviennent des 26 provinces, mais simplement qu’elles soient réunies par des citoyens congolais.
Une présidentielle impossible sans l’intégrité du territoire
L’un des points majeurs de son argumentaire concerne l’organisation de l’élection présidentielles.
Pour Dany Mukendi l’occupation de certaines parties du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pose un problème majeur, dans la mesure où la circonscription électorale présidentielle couvre l’ensemble du territoire national.
Il estime ainsi que le président Félix Tshisekedi devrait demeurer en fonction jusqu’au rétablissement complet de l’autorité de l’État sur ces provinces.« Nous devons d’abord récupérer l’intégralité du territoire national avant d’envisager une élection présidentielle dans des conditions normales », fait-il valoir.
« La démocratie, c’est la majorité »
Évoquant le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, Dany Mukendi insiste sur les principes démocratiques.
Pour lui, les partisans comme les opposants à une révision de la Constitution doivent pouvoir s’exprimer librement, dans le respect des règles démocratiques.
Il distingue toutefois l’opposition politique de la rébellion armée. « L’opposition républicaine a toute sa place dans la démocratie. En revanche, les groupes armés qui tuent les populations et servent des intérêts étrangers relèvent, selon nous, de la haute trahison », affirme-t-il.
Une Constitution à refonder
Très critique envers l’actuelle Constitution, Dany Mukendi estime qu’elle comporte des contradictions et qu’elle ne répond plus aux aspirations profondes du peuple congolais.
À ses yeux, une réforme fondamentale s’impose afin de doter la RDC d’un texte adapté à ses réalités politiques, sécuritaires et économiques.
Il rejette également toute pression extérieure sur cette question.« Le peuple congolais a le droit de décider lui-même de son avenir constitutionnel sans que d’autres États ne dictent sa conduite », soutient-il.
Félix Tshisekedi, le choix de la souveraineté et du développement
Au-delà du débat institutionnel, Dany Mukendi réaffirme son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme l’homme capable de conduire la RDC vers la victoire face aux défis sécuritaires et vers une transformation économique majeure.
Selon lui, les perspectives d’investissements internationaux, notamment les partenariats stratégiques en cours, pourraient accélérer le développement du pays et renforcer son statut économique sur le continent africain.
Il cite également les exemples de certains pays voisins, où la stabilité politique est associée à une longue continuité du leadership.
Un plaidoyer pour une nouvelle étape politique
À travers cette prise de position, Dany Mukendi Wa Dinanga défend une vision articulée autour de 3 axes : la défense de la souveraineté nationale, l’ouverture d’un débat constitutionnel porté par le peuple et la poursuite du leadership de Félix Tshisekedi dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et économiques.
Pour ce membre de la Mouvance Présidentielle, « Félix Tshisekedi est et reste notre choix », non seulement pour conduire la RDC vers la paix et la victoire dans l’Est, mais aussi pour accompagner les réformes institutionnelles et le développement qu’il juge indispensables à l’avenir du pays.
Face aux accusations de tribalisme, un plaidoyer pour l’unité nationale
Interrogé sur les critiques accusant le pouvoir d’alimenter le tribalisme, Dany Mukendi rejette catégoriquement en bloc ces allégations. Il considère que ces accusations relèvent davantage de la manipulation politique que d’une réalité institutionnelle. À ses yeux, les institutions congolaises demeurent ouvertes à toutes les composantes du pays et les débats politiques ne devraient pas être transformés en oppositions ethniques ou communautaires.
L’acteur de la mouvance présidentielle rappelle ainsi que la cheffe du gouvernement n’est pas de la province du chef de l’État. » Il faut préserver l’unité nationale dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et politiques. D’ores et déjà, nous vivons tous paisiblement en RDC sous l’autorité du Chef de l’État et dans le respect des autorités établies « , a conclu cet acteur politique.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
